Challenge 2016 Une hiérarchie à établir

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Tout sur l’édition 2016: http://bit.ly/InfoCdFBaseball2016\r\nSuivez les rencontres en play-by-play sur http://ffbsstats.org/2016/index.php ou en live streaming sur http://www.dailymotion.com/FFBSTV\r\n\r\nC’est le premier grand rendez-vous de la saison. Les 8 clubs Elite vont se retrouver à partir de mercredi à Sénart et Paris pour un moment excitant, passionnant, qui a souvent donné lieu à des matches restant dans les mémoires, des surprises rafraichissantes, des empoignades torrides, des remontées épiques. La 13è édition du Challenge de France à tous les ingrédients pour être du même genre.\r\n\r\nIl n’est pas nécessaire d’être grand spécialiste pour distinguer un trio de favoris : Sénart, leader invaincu du championnat, qui joue à domicile ; Rouen, tenant du titre, très solide depuis le début de la saison ; Montpellier, qui monte en puissance.\r\n\r\nAu monticule, il est impossible de départager les trois grands. Sénart, possède un duo explosif avec Jensen et McNabb, l’inépuisable Pierrick Lemestre, capable de donner beaucoup de manches en relève ou en starter, Jonathan Mottay, solidement installé comme un des meilleurs partants français, et Haywood Wise ou Mathieu Brelle (enfin de retour de blessure, bienvenue à lui) pour compléter la rotation.\r\n\r\nAffiche-CdF-Baseball-2016\r\n\r\nRouen s’appuie sur deux lanceurs qui ont starté deux matches de l’équipe de France en WBC. Et si Eric Gagné, qui s’y connait un peu en pitching, leur a fait confiance contre le Panama, ce n’est sans doute pas par hasard. Le n°1 français, Owen Ozanich, a été économisé en début de saison (jamais plus de 6 manches par départ), sur un Yoann Vaugelade prend une nouvelle dimension cette année. Anthony Piquet peut jouer un rôle important, dans plusieurs situations, Esteban Prioul, qui fut décisif l’an passé contre Montpellier apportera lui aussi de précieuses manches, et Pablo Ossandon aura l’occasion de porter encore plus haut la fierté chilienne, alors que Keino Perez sera toujours là si le besoin s’en fait sentir. \r\n\r\nMontpellier peut compter sur un Will Musson chancelant en début de saison, mais qui semble avoir retrouvé toute sa fougue pour maîtriser totalement la puissante attaque rouennaise dimanche dernier. Thomas Langloys et Grégory Cros sont deux partants solides, capables de donner du fil à retordre à toutes les attaques françaises, et de lancer longtemps. Thomas Meley sera là en fin de match, comme Laurent Andrades. Les jeunes Villard et Antonac seront certainement utilisés pour soulager les bras.\r\n\r\nToulouse n’est pas mal loti avec plusieurs solutions de rechange : Riera, Neumann, Euri Garcia, Meurant, Pourcel. On s’interroge toutefois sur la situation d’Harvey Garcia, qui n’a pas montré grand-chose depuis le début de la saison, et est sorti deux fois en 1ère manche. \r\n\r\nSi on se fie aux premières journées du championnat, la tâche s’annonce très compliquée pour Chartres, car même si Delerive et Oliveros tiennent leur rang, il n’y a pas beaucoup de réserve derrière, avec un Trinidad très décevant. Même analyse pour Savigny, qui n’a pas grand-chose à proposer derrière le duo De La Rosa – Yamagami. Ou pour le PUC qui s’appuie lui aussi sur un duo, Murrey – Secleppe. Clermont peut embêter tout le monde avec son grand gaucher Peter Gehl, mais en dehors de lui, les autres lanceurs présentent une ERA combinée de 6,16. \r\n\r\nC’est donc vers les bâtons qu’il faut se tourner pour tenter de dégager une hiérarchie.\r\n\r\nMais là aussi, Templiers, Barracudas et Huskies parlent d’une même voix, ou presque. Quand on regarde les 6 premiers frappeurs de chaque équipe, il y a partout de la puissance, de la vitesse : Herman / Walter / Groleau / Musson / A.Cros / Felices ; Meideros / Combes / Lefevre / Infante /Jaspe / Piquet ; Brown / Boucheron / Masonia / Betancourt / McNabb / Lemestre… Faites votre choix, le talent est partout. Rouen a peut-être un avantage sur la fin de line-up (Hagiwara, Dagneau, Gleeson), mais Sénart n’est pas lâché (E.Martinez, R.Martinez, Jensen, Dominguez) et Montpellier à son mot à dire (Vicente, Mayeux, G.Cros). Les autres équipes ne tiennent aucunement la comparaison.\r\n\r\nDonc, toujours pas de différence vraiment frappante. \r\n\r\nIl reste alors à étudier le calendrier. \r\n\r\nSénart et Montpellier ont à priori deux premiers matches faciles respectivement contre Savigny et Chartres. Mais ils devraient se retrouver dès le lendemain face à face, avec l’obligation de gagner pour éviter d’une part un match de plus à jouer et d’autre part de tomber sur Rouen en demi-finale. Mais les Huskies doivent aussi se méfier. Ils sont en mesure de passer l’obstacle clermontois (même si les Arvernes peuvent les embêter en faisant lancer leur américain), et auront ensuite un match plus difficile face à Toulouse. Si la logique est respectée, Rouen devrait toutefois sortir 1er de sa poule, avec une demi-finale piège contre le perdant de Sénart – Montpellier. C’est donc le vainqueur de la poule 2, celle de Sénart et Montpellier, qui semble avoir un petit avantage, avec une demi-finale plus simple à jouer. \r\n\r\nMais restent enfin les impondérables. Sénart, après une année blanche ,à faim de titres, a monté une équipe pour en gagner, et jouera à domicile (ce qui est un petit plus). Montpellier peut compter sur un état d’esprit toujours irréprochable, une soif de jouer du 1er au dernier lancer qui en fait une équipe pénible à affronter sur une compétition couperet. Rouen s’appuie sur ses certitudes, son habitudes des grands matches, sa culture de la victoire, mais aurait bien aimé ne pas avoir ce petit caillou dans les spikes, cette défaite dimanche dernier à Montpellier. \r\n\r\nAu total, le métier de pronostiqueur est fort compliqué avant ce challenge. A moins que, comme dans le championnat anglais de football, une grosse cote vienne tout bouleverser. Alors, on mise 5 euros sur Toulouse ?