30 ans: 2014, le club n’est pas champion mais parait plus fort

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C’est une des lois les plus logiques du monde du sport : plus une série dure dans le temps, plus elle se rapproche de sa fin. Il fallait donc que cela se termine un jour. Et c’est à Pershing, sur le terrain du géant du baseball français du XXe siècle, le PUC, que le géant du baseball français du XXIè siècle, Rouen, a vu sa série de neuf titres consécutifs (dix au total), s’arrêter. Pour être tout à fait honnête, ce scénario noir n’a pas constitué un coup de tonnerre, tant la saison rouennaise fut poussive. Déjà, une première secousse avait été ressentie au Challenge de France, quand Montpellier rejoua le coup de 2008 en privant Rouen d’une place de finale, en extra-inning. On n’épiloguera pas sur une décision arbitrale controversée qui coûta deux points aux Huskies en 10è manche. Rouen n’était pas à son meilleur niveau pendant cette compétition, pas plus qu’il ne le fut en championnat, finissant avec 8 défaites, ce qui n’est pas courant quand on porte le maillot rayé. La blessure de l’artilleur n°1 des Huskies, Owen Ozanich, en toute fin de saison régulière, n’a pas facilité les choses, mais enfin le PUC était de toute façon trop fort, et Rouen sans doute un peu fatigué, un peu démobilisé, après trop d’années de domination.2014-SAM_0493Saison noire, donc ? Pas si vite. D’abord, la Meute avait relevé son niveau, comme par magie, pendant la Coupe d’Europe. Des victoires contre Nettuno, Solingen, Prague, rien que çà, une courte défaite contre Hoffdorp, et les Huskies se retrouvaient le dernier jour face à San Marin, en mesure de se qualifier pour la finale. Ils étaient toutefois à bout de souffle, et n’ont pas pu vraiment inquiéter les Italiens, mais Rouen poursuivait ainsi son histoire d’amour avec la Coupe d’Europe et maintenait, une année de plus, la France au plus haut niveau européen.\r\n\r\nÀ Rouen, si on aime la D1 et le parfum du haut niveau, on ne met pas tous ses œufs dans le même traineau. 2014 fut une belle année aussi en terme de structuration du club, avec l’inauguration des tunnels de frappe, au printemps, un équipement de 450 m2 totalement clos et recouvert, qui permet une qualité d’entraînement digne des plus grands clubs européens. Un équipement financé par la ville de Rouen, le département 76, le Conseil régional et l’État et avec la participation à 50 % du Baseball TomorrowFund, un organisme qui participe au développement du baseball à travers le monde et qui choisit très soigneusement les dossiers auquel il donne son accord.2014-Coupure-du-ruban 2014-tunnels-de-frappePuis, quelques mois plus tard, ce fut « la Tanière » qui vit le jour, le club-house / buvette des Huskies, là encore un équipement indispensable pour la vie du club, pour le confort d’un public de plus en plus fidèle au terrain Pierre-Rolland. Et puis pendant que leurs aînés se faisaient un peu secouer sur les terrains français, une bande de jeunes Huskies partaient en Amérique du Nord, pour un stage à Québec et une participation à un tournoi à Cleveland. Les dirigeants et les coaches rouennais sont convaincus depuis longtemps que les jeunes doivent se frotter aux meilleurs pour progresser, qu’ils seront ainsi mieux préparés quand leur tour viendra de jouer les grandes compétitions nationales ou internationales.

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Les U12 à Cleveland

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Les U12 sur le terrain des Capitales de Québec