2016 french Baseball series – Au sommet

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Les finales entre Rouen et Sénart ont toujours donné des scénarios à couper le souffle, des affrontements exceptionnels, des ambiances inoubliables. En 2007, ce fut l’incroyable renversement de situation dans le match 5, alors que Sénart menait 7-2 pour s’incliner finalement 8-9. L’année suivante, les Templiers pensaient avoir fait le plus dur en prenant les devants deux victoires à une avant d’être balayés le dimanche. En 2012, ils gagnaient pour la le 1er match, mais ne résistaient pas à la puissance rouennaise en perdant les trois suivants, non sans avoir fait trembler les rouennais en prenant les devants dans le match 4. En 2013, Sénart changeait de tactique : les Templiers perdaient le match1 pour la première fois, mais gagnaient les deux suivants. Mais Rouen, une nouvelle fois, renversait la table le dimanche. Ce fut la même histoire en Challenge de France : en 2013, Sénart mène 7-1 mais se fait emporter par une tornade de 8 points en 6ème manche. Après un 2015 plus maîtrisé par les rouennais (6-3), ce fut la double de Jaspe avec les buts remplis en 2016, pour, une nouvelle fois, signer une remontée rouennaise. Ces 7 finales entre les deux équipes (on peut aussi y rajouter la plus anecdotique finale de la Coupe de France 2007, remportée d’un point par les Huskies), ont donc plusieurs points communs : un Sénart qui y croit, mais qui finit toujours pas s’incliner.\r\n\r\nImpact psychologique\r\n\r\nAlors, pourquoi le scénario changerait-il cette saison ? Il est certain que l’impact psychologique de ces affrontements a un rôle à jouer. Même si Sénart prend les devants, il sait que rien n’est gagné, et la fébrilité peut s’installer. Même si Rouen tire de l’arrière, il sait qu’à tout moment, le déclic peut survenir, et l’indispensable sérénité, celle qui joue un rôle tellement important dans les plus grandes victoires, est toujours présente dans le dug-out des Huskies. Les rouennais savent que les sénartais ne les ont jamais battus dans un match décisif. Les trois titres remportés par Sénart (championnat 2014, challenge 2010 et 2014) l’ont été sans jamais croiser la route des rouennais.\r\n\r\nCe « facteur X » une fois posé, la 8ème édition du duel sénarto-rouennais (à noter que ce n’est pas la finale la plus jouée des rouennais, qui ont affronté 9 fois Savigny à ce stade de la compétition), présente tous les ingrédients pour, à son tour, entrer dans la légende du baseball français. D’abord parce que, comme toujours lorsqu’une rivalité s’instaure au plus haut niveau, et que les affrontements se font récurrents, les deux clubs ne s’apprécient guère. C’est une question de rivalité entre mâles Alpha. Les deux superpuissances se battent à coup de recrutements prestigieux, français ou étrangers, d’amélioration des infrastructures, d’efforts de communication. Au plaisir de brandir la Coupe, s’ajoute celui de faire tomber un rival désigné. Cela compte, dans les moments décisifs.\r\n\r\n

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Crédit Glenn Gervot/FFBS

\r\n\r\n4-1 pour Rouen, mais…\r\n\r\nTempliers et Huskies se sont évités en championnat depuis 2013. En 2014, les Huskies, à bout d’énergie et d’idées, vivaient leur première année noire depuis douze ans et se faisaient sortir par le PUC. En 2015 les Sénartais ne parvenaient pas à digérer leur doublé et échouaient contre Montpellier. Mais chacun sait que ces deux équipes sont les deux plus fortes du baseball français. Depuis 2012, en saison régulière, Rouen a signé 121 victoires pour 19 défaites (.864) et Sénart est à 100-39 (.719). Derrière, il faut descendre à 81 victoires pour trouver Montpellier (81-59, .579), puis le PUC (80-60, .571), Toulouse (57-83, .407) et Savigny (46-94, .329).\r\n\r\nEt cette saison n’a pas démenti la tendance. Huskies et Templiers ont dominé le championnat. Les play-offs n’ont pas perturbé leur marche en avant. Rouen a franchi l’obstacle toulousain d’abord sur un mode rouleau compresseur puis avec une légère frayeur dans le match 3, mais sans conséquence. Sénart a tremblé un instant en se faisant piéger à Veyrassi dans le match 1, mais a prouvé sa forme actuelle en renversant ensuite les montpelliérains, avec une attaque très impressionnante et, surtout, une force mentale qui semble trancher avec les précédentes saisons. Pas de doute, les deux équipes sont prêtes pour ce rendez-vous qu’elles ne voulaient manquer sous aucun prétexte.\r\n\r\nSi leurs 5 affrontements de la saison donnent le ton de la finale, on peut s’attendre à vivre d’intenses émotions. Certes, les Huskies en ont remporté 4, mais ce fut à chaque fois en puisant dans leurs ressources. Même le 6-0 du 15 mai ne s’est décidé que par une poussée de 5 points en 7ème manche. Sinon, Rouen a gagné 3-2 alors que le score était de 1-2 après 6 manches, puis 6-5 avec une poussée de 4 points en 9ème manche, et 5-2 en finale du challenge alors que le score était de 2-1 après 7 manches. Rouen a donc gagné la bataille de la fin de match, à fait plier la relève sénartaise. Les Huskies savent qu’ils ont un avantage au monticule si la série va a 5ème match. Leur profondeur au monticule est supérieure à celle de leur adversaire. Ils devront toutefois faire face à certaines incertitudes dans leur line-up, les présences de Jaspe et Lefevre, l’un pour raisons personnelles, l’autre pour une blessure au dos, restent incertaines. On ne se passe pas facilement de joueurs aussi importants, alors que les Templiers seront au grand complet. L’équilibre est donc presque total entre les deux équipes. Comme toujours, ce sont des petits détails dans l’exécution qui feront la différence.\r\n\r\nQue le spectacle commence !\r\n\r\nPROGRAMME-FINALES-2016