2011: la remontée fantastique

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 Match 1

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Montpellier bat Rouen 4-3

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Il fait un beau soleil estival quand le maire de Montpellier, Hélène Mandroux, donne le coup d’envoi de la finale 2011 en lançant une timide première balle vers Jean-Michel Mayeur. Les rouennais, tenants du titre, sont logiquement favoris de l’affrontement, mais ils se méfient comme de la peste d’une équipe de Montpellier qui a pris l’habitude de leur compliquer la vie, et qui joue un très bon baseball en cette fin de saison. De part et d’autre, on compte les absents, Ware, Vicente, Lefevre, Combes, Hagiwara, Gauthier, pour ne citer que les principaux. Les trois premières manches sont à l’avantage des lanceurs. Anthony Piquet s’offre 5 strike-out, Joris Navarro ne cède qu’un seul coup-sûr, rattrapé aussitôt par un double-jeu.

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Les Huskies marquent les premiers points de la finale en 4ème manche. Crystal obtient un but sur balles, Bert dépose un ballon le long de la ligne du champ gauche, et les deux coureurs se retrouvent en position de marquer. C’est suffisant pour Rickey Thomas, qui , sur un compte de 0-2, frappe une flèche au centre pour faire scorer ses deux partenaires. Trop gourmand, le clean-up rouennais se fera surprendre en penchant vers la 2, et se fera prendre en souricière pour le 1er retrait. Les simples de Becquey et Brau qui suivront ne seront donc pas productifs. Montpellier n’est certainement pas l’équipe à baisser la tête quand le score est contre elle. Gregory Cros réagit immédiatement en frappant un simple. Mayeur est retiré sur un gros jeu défensif de Luc Piquet, et Pitcher suit par un autre simple après deux retraits, pour réduire le score de moitié.

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Joris Navarro, de retour d’une blessure à l’épaule, n’ira pas plus loin que le tout début de la 5ème manche. Quand le premier frappeur qu’il affronte, Aldo Ramelet, cogne un roulant dans la droite, les Barracudas vont immédiatement dans le bullpen et font appel à Thomas Meley. Après les balles de feu de l’ancien beaucairois, les spots et les effets du gaucher, l’attaque rouennaise est challengée de façon différente. Elle ne trouvera pas la solution pendant 5 manches, avec seulement deux coups-sûrs contre le releveur sudiste.

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Montpellier, au contraire, fait monter la pression pour tenter de revenir au score. Deux coureurs sont en position de marquer en 5ème manche, mais Anthony Cros est retiré sur un ballon dans la droite. En 6ème manche, Mayeur reçoit un but sur balles après une longue bataille de 9 lancers. Rouen va à son tour dans le bullpen, et fait appel à Keino Perez. Felices frappe un simple, puis après deux retraits, avec coureurs en 1 et 4, Gregory Cros est retiré sur trois prises. Nouvelle pression en 7ème manche avec deux coureurs e position de marquer, mais Felices est retiré par un long relais de Luc Piquet après un roulant entre la 3 et l’arrêt-court.

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Rouen craquera finalement en 8ème manche, sur un simple de Pitcher qui se retrouve en deux après une erreur de lanceur de Piquet. Lapinski frappe à son tour un simple pour placer les coureurs aux extrémités, puis vole la deuxième base. Après un retrait, G.Cros reçoit un but sur balles, les buts sont remplis, Luc Didier frappe un faible roulant qui ne peut être tourné en double jeu, et Pitcher croise le marbre. 3-3, il faut tout refaire, et aller en extra-inning puisque la 9ème manche ne donnera rien.

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Rouen choisit de placer le jeune Guillou en 1ère base et Ozanich en 2ème base. Luc Piquet pose l’amorti sacrifice, Jordan Crystal frappe un simple au centre qui permet de rentrer un point. Joris Bert est retiré sur un roulant en 3ème base, puis R.Thomas reçoit un BBI. Boris Marche, avec les buts remplis, frappe un faible roulant au lanceur pour le 3ème retrait. Rouen n’aura scoré qu’une fois.

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Les Barracudas envoient G.Cros et Haras sur les sentiers. Le bunt de Didier est joué trop tardivement vers la 3ème base par la défense rouennaise, tout le monde est sauf. Zuaznabar est au bâton, il saute sur le premier lancer qu’il voit, le roulant est capté par Keino Perez qui lance au marbre à Boris Marche pour le 1er retrait, puis le double-jeu est complété en 1ère base. Superbe action défensive des rouennais qui choisissent, avec le 1er but inoccupé, de walker Anthony Cros et d’affronter Mayeur avec les buts remplis. Le compte monte à 3 balles aucune prise. L’emblématique catcher des Barracudas laisse passer un prise, puis s’élance sur le lancer suivant. Le balle rebondit sur le dur infield de Veyrassi, Luc Piquet charge, mais ne peut capter le roulant qui file sous son gant. La balle se retrouve au champ centre, G.Cros et Didier ne se font pas prier pour marquer et donner la victoire à leur équipe.

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Match 2

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Montpelier bat Rouen 8-3

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Perdre un premier match d’une finale n’est pas spécialement un drame pour les rouennais, qui ont connu ce désagrément à quatre reprises avant de renverser la vapeur et de remporter le match 2. Ils ont leur As au monticule, Owen Ozanich, mais savent que la partie sera compliquée face à un Laurent Andrades qui les a souvent dominé cette saison.

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De fait, le match 2 appartiendra au grand gaucher montpelliérain, qui ne fit qu’une bouchée de l’attaque rouennaise. En un match complet de 106 lancers, il ne fut jamais en danger. Avant un relachement bien compréhensible en 9ème manche, alors que la messe était dite, il fut intouchable pendant les 8 premiers innings : 3 coups-sûrs, 1 point mérité, 0 but sur balles, 4 strike-out.

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L’attaque de Montpellier fit de son côté feu de tout bois, avec 9 coups-sûrs, et quelques largesses défensives des rouennais, commettant 4 erreurs. Le premier point du match ne devait rien à personne toutefois. Gregory Cros frappait une flèche que K.Hagiwara au champ gauche, malgré une longue course et un plongeon ne parvenait à saisir. Le lead-off des Barracudas filait en 2 sur le jeu. L.Didier soutirait un BB, et Zuaznabar se sacrifiait pour faire avancer ses partenaires. La tactique portait ses fruits puisque Anthony Cros frappait un long ballon sacrifice pour le 1er point.

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Montpellier allait faire plier Rouen de nouveau en 3ème manche. Lapinski était sauf sur une erreur de Luc Piquet, puis Langloys suivait par un simple. Après un retrait fait en 3ème base sur la frappe de G.Cros, Didier frappait un nouveau simple pour remplir les sentiers. Zuaznabar ne laissait pas passer l’occasion de produire deux points sur une flèche au champ centre. Ozanich parvenait à retirer A.Cros et Mayeur, mais avec une avance de 3-0, Montpellier pouvait commencer à respirer. Les Barracudas enfonçaient le clou à la manche suivante, quand après deux retraits et un coureur en base, A.Piquet ne parvenait pas à se saisir du roulant de Langloys. La sanction venait immédiatement, un simple de G.Cros pour porter le score à 4-0. Rouen ne parvenait pas à réagir, Andrades montrant qui était le patron dans la manche suivante avec un roulant sur le 1er lancer pour retirer Hagiwara, puis deux K à Marche et Becquey. Pas de doute, les Barracudas avaient l’emprise sur le match.

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Une petite réaction des Huskies survint en 7ème manche. Bert frappait un double sur la ligne du champ gauche. Avec 1 retrait, et Hagiwara au bâton, le lancer d’Andrades hors cible filait jusqu’au back-stop. Mayeur le perdait de vue, mettait un peu de temps à réagir, et Joris Bert contournait la trois puis filait au marbre pour le un point rouennais assez original. Deux ballons plus tard, Andrades montrait que le point ne l’avait guère ébranlé.

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Le match se terminait pour ainsi dire en 8ème manche avec une très solide poussée des Barracudas, débutée par une erreur de Thomas sur une frappe de A.Cros, poursuivie par de très solides coups surs de Mayeur (double), Felices (simple), Pitcher (triple), au total une poussée de 4 points qui donnait au succès des locaux une allure de triomphe. Un simple de Boris Marche avec les buts remplis en 9ème manche donnait un peu moins d’ampleur à la victoire de Montpellier qui ne s’en faisait guère, et prenait une avance de 2-0 dans la finale.

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Match 3

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Rouen bat Montpellier 4-2

\r\nMatch-3\r\n

Les rouennais ne connaissent pas cette situation d’être menés 2-0 dans une finale. Les montpelliérains, eux, savent ce que c’est d’avoir pris les devants sur une telle marge. Ils l’ont fait en 2004 contre Savigny, mais ont perdu les trois derniers affrontements. Alors, forcément, tout le monde y pense d’une manière ou d’une autre, pour se servir d’exemple ou pour conjurer le sort.

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Ce qui est certain, c’est que le match 3 devient décisif. Rouen fait appel à son gaucher Jordan Crystal, et Montpellier renouvelle sa confiance en Joris Navarro. Les Barracudas retrouvent dans leur alignement l’expérimenté Butch Ware, professeur d’université américain qui donna la un cours magistral aux frappeurs sénartais en ½ finale.

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Le premier tournant du match (qui fut peut-être, de l’avis de beaucoup, le moment décisif de la finale) survint dès la 1ère manche. Nullement gênés par le temps maussade, ni impressionnés par le 1er lancer du maire de Rouen, Valérie Fourneyron, un peu plus réussi que celui de leur propre édile une semaine plus tôt, les Barracudas sautent sur les offrandes de l’américain des Huskies. Luc Didier soutire un but sur balles, et Zuaznabar cogne une solide flèche qui file jusqu’à la clotûre du champ droit. Didier contourne les sentiers, mais Joris Bert est rapidement sur la balle, relais un coup de canon à Quentin Becquey qui fait de même vers Boris Marche. Le jeune montpelliérain est largement retiré. Comme Anthony Cros suit avec un roulant à l’arrêt-court, on peut penser que les Barracudas ont laissé passer une belle occasion de prendre les devants.

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Luc Piquet fait le retrait sous les yeux d’Anthony Piquet

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Il faudra attendre la 3ème manche pour voir les Huskies montrer leurs intentions dans cette finale. Cette fois, c’est la défense de Montpellier qui suit le mauvais exemple de son homologue rouennaise la semaine d’avant. Paul Langloys manque son lancer sur le roulant de Becquey, et le 1ere base rouennais se retrouve en 2. Anthony Piquet dépose un amorti parfait le long de la ligne de 3ème base. C’est un coup-sûr, mais sur le jeu, Butch Ware, en 1ère base, trébuche en retournant vers son coussin, empêchant tout jeu de se faire. Ozanich se sacrifie, pour placer deux coureurs en position de marquer. Luc Piquet suit avec un double dans la droite, et Rouen prend les devants 2-0.

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Bien qu’ennuyé par des problèmes de contrôle et de nombreux buts sur balles, Jordan Crystal parvient à tenir en échec l’attaque de Montpellier, un double-jeu ou un strike-out venant toujours éteindre les velléités adverses. En 7ème manche, A.Piquet frappe un simple qui chasse Navarro du match. Le scénario est désormais classique, Thomas Meley vient tenter de finir le travail. Mais cette fois, les rouennais vont trouver la solution. Après un nouvel amorti sacrifice d’Ozanich, Luc Piquet continue son bon travail en frappant un double qui envoie son homonyme au marbre. Crystal soutire un but sur balles, Bert est atteint par un lancer, les buts sont remplis. Thomas est au bâton, mais il ne peut faire mieux qu’un faible roulant vers la 3. Luc Piquet est retiré au marbre, puis Montpellier prend Crystal en souricière entre la 3 et le marbre. Alors que le rouennais retourne vers le 3ème coussin, le lancer de Mayeur est imprécis et se retrouve dans le champ gauche. Crystal n’a plus qu’à faire demi-tour et croiser tranquillement le marbre pour le 4ème point rouennais.

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On l’a dit, Montpellier ne s’avoue jamais vaincu. Haras rentre comme frappeur suppléant à la place de Langloys, et frappe aussitôt un simple au centre. Puis Cros dépose un joli bunt vers la trois, que Thomas ne parvient pas à jouer malgrè une belle course. Le scorage donnera une erreur sur ce jeu, comme il donnera une erreur à Quentin Becquey sur la frappe de Didier. Qu’importe finalement s’il s’agit de « H » ou de « E » au tableau d’affichage, les buts sont remplis, et un roulant de Zuaznabar que Rouen ne parvient pas à tourner en double jeu, donne le 1er point. Même chose pour A.Cros, roulant vers la 3ème, et 2ème point. Ce que les spécialistes appelent des « productive out ». Le point égalisateur est en 2ème base, Mayeur reçoit un but sur balles après avoir été en retard 0-2 au compte. Felices est à la batte, sur le premier lancer il frappe un faible ballon que Joris Bert capte facilement pour mettre fin à la remontée des Barracudas.

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Rouen connaîtra de nouvelles sueurs froides en 9ème avec un simple de Lapinski, retiré en tentative de vol. Ce sera l’ultime poussée des montpelliérains qui s’inclinent finalement 2-4. La finale est relancée.

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Match 4

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Rouen bat Montpellier 4-1

\r\nMatch-4\r\n

Les Barracudas restent confiants malgré ce premier revers. Ils ont au monticule Butch Ware, une des sensations de la saison. Rouen réplique avec Owen Ozanich, bien décidé à faire oublier sa sortie chancelante du match 2. Ware se fait dominant dans les 3 premières manches. Les strike-out défilent (5 pour les 9 premiers retraits), et les Huskies sont incapables de sortir la balle de l’avant champ.

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Les Barracudas empoignent ce match décisif (mais, rappelons-le, ils le sont désormais tous) par le bon bout. En 2ème manche, A.Cros commence par un simple, puis vole la 2ème base et se retrouve en 3 sur un wild-pitch. Rouen concède le point pour le retrait, Mayeur ne se fait pas prier et frappe un roulant à l’arrêt-court qui envoie Cros au marbre. Rouen va tenter de s’ajuster aux lancers de Ware en faisant parler sa vitesse en 4ème manche. Joris Bert commence par recevoir un but sur balles. Puis Luc Piquet est sauf sur un bunt. C’est alors que la finale va connaître une montée en chaleur pendant de longues minutes. C’est d’abord Robin Roy qui est expulsé. Le manager rouennais avait montré son agacement depuis quelques instants, considérant que les montpelliérains avaient tendance à trop souvent discuter les appels des arbitres. Quand Crystal est atteint par un lancer sur une tentative d’amorti, et que le corps arbitral appel « pris », le patron des Huskies fait savoir son mécontentement en des termes que Fabien Carette n’apprécie sans doute pas, puisqu’il le sort du match. Sans leur manager, les rouennais continuent le « small ball ». Crystal fait avancer tout le monde sur un sacrifice. Thomas reçoit un BBI, puis la tension monte de nouveau quand un balk est appelé pour faire marquer le 1er point rouennais. Après un nouveau BB à Hagiwara, une erreur de Zuaznabar qui ne parvient pas à capter le roulant de Becquey permet à Rouen de prendre les devants à 2-1. Les Huskies n’ont pas sorti la balle de l’avant-champ, mais ils ont réussi à ébranler la défense adverse.

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Montpellier menace en 5ème manche. Ware est sauf sur une erreur d’Anthony Piquet, et va en 2ème base quand le lancer se retrouve dans l’abri des rouennais. Il va en trois sur le roulant de Lapinski, mais Haras (roulant en 2) et G.Cros (roulant à l’arrêt-court) ne parviendront pas à le faire marquer.

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Jordan Crystal

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Nouvel incident en 5ème manche. Alors que Luc Piquet devance de justesse un relai s d’Antony Cros pour être sauf en 1ère base, Ware dit à son tour son fait aux arbitres, et est expulsé. T.Meley est appelé en catastrophe en relève, et parviendra à ne pas concéder de point. Grosse fin de manche défensive pour Rouen en 6ème. Avec un retrait, Zuaznabar est en 2 (simple) et A.Cros en 1 (hit by pitch). Sur un compte de 0 balles, 2 prises, les coureurs sont en course, Mayeur swingue dans le vide pour le 3ème retrait, et Marche lance à temps en 3ème base pour retirer le cubain en tentative de vol. Un gros double jeu qui booste la confiance des rouennais.

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Rouen se montre dangereux à son retour au bâton avec coureurs en 1 et 3 et un seul retrait, sans parvenir à marquer. Chaque équipe tente de renverser le cours des choses. Au tour de Montpellier de pousser. Après deux retraits, simple de Lapinski, double d’Haras. Rouen donne un BBI à G.Cros pour affronter L.Didier, qui frappe un faible roulant en 2ème base pour mettre fin à la manche.

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Les Huskies se mettent un peu à l’abri en 7ème manche. Deux simples de Bert et L.Piquet, puis deux erreurs permettent à Bert de marquer. Nouveau simple de Crystal, puis après un retrait, Marche frappe un long ballon sacrifice au centre pour le 4ème point.

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Mais Montpellier n’abdique pas. Après un retrait en 8ème, A.Cros est sauf sur une erreur de Thomas qui ne parvient pas à capter le solide roulant, et Mayeur frappe un simple. Keino Perez entre alors en relève, pour retirer sur trois prises Felices puis Meley. Le lanceur rouennais ne sera pas inquiété en 9ème manche, avec trois retraits rapides qui donneront la victoire 4-1 à son équipe.

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Match 5

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Rouen bat Montpellier 4-3

\r\nMatch-5\r\n

L’atmosphère est étouffante sur le terrain Pierre Rolland. Les rouennais sont revenus dans la finale, mais Montpellier n’a jamais été déclassé. Tout est absolument possible, d’autant plus que les Barracudas font confiance à Laurent Andrades, tellement dominant la semaine passée. A Rouen, c’est Keino Perez qui est le choix de Robin Roy, qui veut voir son vénézuélien continuer sur la lancée de la fin du match 4.

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Montpellier fait rapidement comprendre à la foule rouennaise que le moral n’est pas atteint. Après deux retraits, et sur un compte plein, Anthony Cros frappe un home-run dans la droite pour donner le ton à cet ultime affrontement.

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Rouen semble un peu plus à l’aise face au gaucher des Barracudas. Après une solide flèche de Luc Piquet pour le 1er retrait, Crystal soutire un but sur balles, mais est retiré sur une des spécialités d’Andrades, le pick-off. Rouen, à son tour, fait preuve de force morale en réagissant avec un double d’Hagiwara dans la gauche, puis un simple de Thomas qui créé l’égalité. Marche fera le 3ème retrait sur un ballon à la piste d’avertissement, prouvant que les battes rouennaises sont bien réveillées.

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Malgré deux hits, Montpellier ne marquera pas en deuxième manche, au contraire de Rouen. Bert reçoit un but sur balles, puis David Gauthier cogne une flèche au centre qui envoie son équipier au marbre. Le frappeur rouennais, qui a glissé en contournant les coussins, reste en 1ère base sur ce qui aurait du être un double.

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L’affrontement devient dantesque, les deux équipes se rendant coup pour coup. Au tour des Barracudas de répliquer avec un triple de G.Cros et un roulant productif de Zuaznabar. C’est 2-2 après 3 manches, le titre n’a pas encore choisit son camp. La saison commencée le 27 mars n’a pas encore trouvé son maître le 9 octobre, alors qu’il ne reste plus que 6 manches à jouer.

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Les deux formations reprennent un peu leur souffle en 4ème, puis repartent à l’assaut du trophée. Montpellier pousse avec un simple de Gregory Cros, qui se retrouve en 2 sur le sacrifice de Zuaznabar. Les gros batons des Barracudas sont en action, mais Perez fait le travail et retire A.Cros sur un roulant en 1ère et Mayeur sur un roulant à l’arrêt-court.

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Rouen a senti la menace, et réplique de la plus belle des manières. David Gauthier est au bâton, le compte de 3-1, le lancer suivant finira sa course au-delà de la clôture du champ droit. Ruen reprzend les devants. Les Huskies ajoutent à leur avance en 6ème manche. Crystal va chercher un double dans la gauche, et file en 3 sur le sacrifice d’Hagiwara. Thomas sera de nouveau décisif avec un long double qui envoie son coéquipier au marbre. Rouen mène 4-2 et entrevoit le graal.

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Les débats ne sont pas clots. Montpellier à son tour se revolte. Après un retrait, simple d’Haras, simple de G.Cros. Rouen fait un retrait en 2 sur un roulant de Zuaznabar, mais A.Cros cogne une flèche dans la gauche. Haras marque, c’est 3-4. Zuaznabar est envoyé au marbre, c’est le point égalisateur. Hagiwara récupère la balle, relai à la perfection à L.Piquet qui exécute à son tour le lancer parfait vers B.Marche. Zuaznabar est devancé par la balle, il tente le tout pour le tout en provoquant une violente collision avec Boris Marche, mais le catcher rouennais tient le choc et ne laisse pas tomber la balle. Le cubain est retiré, Montpellier sort de la manche, Rouen mène encore 4-3.

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Il reste deux manches aux Barracudas pour inverser la tendance. Keino Perez cède sa place à Anthony Piquet, qui, comme au Challenge en ½ et en finale, se retrouve dans le rôle du closer. Lui qui avait dominé comme partant la finale 2010 endosse avec brio cet habit d’homme des derniers retraits. Mais ce n’est pas si simple. Après un retrait, Felilces et Ware frappent deux simples. Un retrait en 2 sur une frappe de Lapinski, puis un vol de 2 place deux coureurs en position de marquer. Le breton ne tremble pas et retire P.Langloys sur trois prises.

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En 9ème manche, Haras est retiré sur un ballon dans la droite sur le 1er lancer, puis G.Cros retiré sur trois prises. Zuaznabar travaille le compte : 2-0, puis 2-2, une fausse balle dans le back-stop, compte plein. Le prochain lancer peut amener le point vainqueur au bâton, et c’est le dangereux Anthony Cros qui est à la plaque. Mais Zuaznabar fend l’air pour une troisième prise. Rouen s’impose 4-3 et remporte son 8ème titre de champion de France.

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Huskies, they did it !. Menés 2/0 dans la série, les Huskies renversent la vapeur au retour et gagnent les trois matchs suivants !

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\r\nXavier Rolland, le Président des Huskies, le reconnait. Il est plus stressé lors des finales des Huskies que lorsqu’il présente une nouvelle émission à la télé. Et comme son club a souvent été en finale…. Parmi toutes, la finale de 2011 a particuliérement été dur pour son coeur ! Il faut dire que le scénario n’a pas ménagé le suspens. \r\n\r\n

Xavier-Rolland

Xavier Rolland

\r\n\r\n »J’ai souvent souffert lors des finales. La tension est à son maximum. Mais avec les titres et l’expérience, j’ai appris à gérer ce stress (sourire). Mais je dois dire qu’en 2011, le coeur battait fort. Ce n’est pas la plus belle. Je pense que 2007, 2010 par exemple, ont été de meilleures qualités. Mais sur le plan émotionnel, je vous le promets, ca avait secoué ! On avait complétement raté les deux premiers matchs là-bas. C’était la première fois qu’en finale, nous étions menés 2/0. Et quand vous êtes menés 2/0 dans une série de 5, vos chances de victoire finale sont minces… 8 à 10% ? Pourtant, le vendredi, j’avais trouvé les joueurs sereins, sûrs d’eux. Je me souviens d’une discussion avec Joris Bert qui m’avait assuré qu’il ne fallait pas s‘inquiéter. Je me souviens m’être demandé s’il bluffait pour me rassurer. Mais il avait l’air si calme.\r\n\r\nOn a pris les matchs un par un. Le match 3 avait été bien géré. On avait gagné 4/2 et on avait mené rapidement. Le match 4, c’était déjà plus chaud. On est mené 1/0. Robin Roy est expulsé, puis c’est au tour de l’Américain de Montpellier Ware. Mais on s’impose 4/1… On avait réussi à revenir à la hauteur des Barracudas. De chaude, l’ambiance est devenue bouillante. C’était incroyable l’excitation qui régnait. En plus, Montpelier commence par un homerun d’Anthony Cros ! Ca calme ! En fin de 4, on était à 2 partout ! Toute la saison s’est jouée sur les 5 dernières manches ! Il y a eu ce homerun de David Gauthier… Et puis ce jeu en 7me manche. Leur Cubain (Zuaznabar) file au marbre sur un hit dans le champ. Kenji Hagiwara a fait un relai parfait au marbre. Je me souviens du choc au marbre avec Boris Marche. Mais Moochie n’a pas relâché la balle. C’était le point d’égalisation ! Du coup, le score reste à 4/3 pour nous.\r\n\r\nJoris Bert ne bluffait pas. Il avait raison. On l’a fait. Un incroyable comeback dans cette finale. On avait encore trouvé une façon différente de gagner. Mais bon, faudra éviter de jouer avec le feu come cela dans l’avenir… »\r\n\r\nRetrouvez le Huskies’Mag spécial Titre 2011