2005: le début d’un longue série

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2005 Rouen bat Savigny 3-1

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Rouen 1 0 2 0 0 0 0 4 7\r\nSavigny 1 0 2 0 5 0 1 8 17\r\nHagiwara (4), Piquet (6), Denischuk (5), Monnet (3), Marche (2), Polidor (8), Le Guillou (DH), Mechemache (7) Peron (9), Perez (1) Un match complètement fou où les rouennais pensent avoir fait le plus dur en menant 3-1 grâce à un home-run de Denischuk et que deux retraits faciles ont été effectués en 5ème manche. Mais les Lions vont gagner la bataille psychologique et faire sortir Keino Perez de ses gongs. Deux HP, deux BB, deux WP et une erreur et un simple plus tard, les Lions mènent 8-3. Rouen pousse en 8ème manche pour revenir à 7-9 avec une erreur qui coûte 3 points à Savigny sur une frappe de Marche. Mais les Huskies sont débordés en 8ème manche en concédant 8 points avec 3 erreurs, 6 hits et deux HP.

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Rouen 0 1 0 2 0 4 0 0 2 2 11\r\nSavigny 0 0 0 0 0 0 4 0 0 4\r\nHagiwara (7), Piquet (6), Appleby (5), Denischuk (2), Monnet (3), Marche (4), Mechemache (DH), Polidor (8), Peron (9), Ouin (1)\r\nEncore de nombreux rebondissements dans ce match. Tout d’abord Rouen se détache jusqu’à mener 7-0 après 6 manches, Alors que Giovanni Ouin semble contrôler la situation au monticule, tout se dégrade en 7ème manche, d’abord sur un ballon sacrifice de Nème qui envoie Jérôme Rousseau au marbre, puis sur une erreur de Ouin qui relaie loin de son catcher et permet à Goniot et Mallet de marquer. Un autre sacrifice de Dal Zotto, et Rouen ne mène plus que 7-4. Blake Denischuk se chargera de sécuriser la fin de match de son équipe en frappant 2HR de 2 points dans les 2 dernières manches.

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Savigny 0 0 2 0 0 0 0 2\r\nRouen 3 0 2 3 3 2 / 13\r\nHagiwara (4), Piquet (6), Denischuk (5), Monnet (3), Marche (2), Mechemache (7), Polidor (8), Le Guillou (DH), Peron (7), Perez (1)\r\nLes Huskies dominent le match de bout en bout. La seule alerte survient en 3ème manche avec un double de deux points de Dal Zotto. Mais Perez ferme ensuite la porte et ne laisse rien espérer à des Lions qui subissent la loi des battes rouennaises dont bien sûr celle de Denischuk, qui signe son 4ème HR de la finale.

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Savigny 0 1 0 1 0 0 0 0 0 2\r\nRouen 1 2 2 0 0 1 0 1 / 7\r\nHagiwara (8), Piquet (6), Appleby (5), Denischuk (2), Monnet (3), Marche (4), Mechemache (DH), Polidor (9), Peron (7), Ouin (1)\r\nGiovanni Ouin est dominant au monticule pour Rouen avec un match complet de 7 hits et 7 K et un point mérité. Rouen se détache petit à petit dans le match, en scorant régulièrement grâce à des coups sûrs opportuns et de nombreux vols de base. Le dernier retrait est sur un roulant de Laurent vers Appebly qui relaie vers Monnet.

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2005

En haut, les champions. Au milieu, Hugues Appleby Robin Roy et Blake Denischuk. Personne n’a oublié la guitare de Paul Antoine à la fin du match. On reconnait dans le groupe Valérie Fourneyron, pas encore ministre.. En bas, Blake Denischuk aprés sa douche au champagne avec Thomas Mechemache et un tout jeune Luc Piquet. Giovanni Ouin sur le dernier lancer. Un roulant en première pour Yann Monnet. Giovanni sera nommé Meilleur lanceur de la finale.

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 « Être un Husky est quelque chose de spécial. Seul un petit groupe peut se prévaloir d’en être un. Et cela crée un lien fort entre nous ». Blake Denischuk

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\r\nA Savigny, personne n’a oublié Blake Denischuk. Ni les lanceurs, qui ont souffert, ni les outfielders qui ont vu ses frappes passer au dessus de leu tête. Le receveur originaire du Canada et installé désormais à San Diego détient depuis 2005 un record avec les Huskies. Celui du plus grand nombre de homeruns dans une série finale, avec 4. Il détient aussi le record de points produits : 10 en 4 matchs. Rentré en Amérique du Nord depuis 10 ans, Blake est resté très attaché au club. Témoin sa présence au mariage de Luc Piquet cet été à Rouen. Une réflexion est également en cours pour qu’il serve d’intermédiaire pour l’Academy pour des liens avec des universités américaines.\r\n\r\n« Ah la finale en France… Bien sûr, je m’en souviens très bien. On avait perdu le premier match à Savigny. J’avais pourtant frappé un homerun… On avait pris une raclée (17/7) et un gros coup sur la tête car on n‘avait pas connu souvent la défaite durant la saison (sourire). Les gars étaient tellement jeunes dans l’équipe. On était des gamins et l’équipe devait encore apprendre comment gagner. Je me souviens très bien de ce moment où Rob (Robin Roy) a secoué les gars, a parlé au groupe. Il nous a poussé et je crois que ca a été un déclic, que les gars ont compris ce qu’il fallait faire pour gagner. Je ne crois pas que nous ayons ensuite été menés dans cette série. Et on a enchainé avec huit titres de champions de France de rang ! Et j’ai été nommé MVP. \r\n\r\nVous savez, j’ai joué en NCAA avec Arkansas, puis en ligue pro indépendante, mais jouer pour les Huskies de Rouen a été le meilleur moment de ma carrière. C’est à Rouen que j’ai eu le plus de fun à jouer au baseball. J’ai rencontré des amis géniaux, l’organisation du club était excellente, et on gagnait souvent… Ouais, c’était chouette. Ce qui m’a le plus marqué, c’était l’ambiance dans le club. J’étais impressionné par les dirigeants, les bénévoles les joueurs… C’était comme une grande famille et je peux vous dire qu’il n’y a pas ce genre d’ambiance dans toutes les organisations. On prenait du plaisir sur le terrain, on se marrait bien en dehors. Et cela faisait la différence. Je suis très fier d’être toujours recordman du nombre de homeruns en finale mais je suis surtout très fier de tout ce qu’on avait réalisé cette saison-là. Et plus que tout, je suis très fier car nous avions posé les bases d’une équipe de vainqueurs. Nous avions donné naissance à un groupe qui a tout dominé les saisons suivantes. Et j’y ai participé. Etre un Husky est quelque chose de spécial. Seul un petit groupe peut se prévaloir d’en être un. Et cela crée un lien fort entre nous. Même quand on est loin« .