2003-2015 : L’Histoire des onze finales victorieuses

Depuis 2003, les Huskies ont remporté onze titres de champions de France. Seuls les sacres de 2004 et 2014 ont échappé aux Huskies (éliminés en demi finale par Montpellier et Paris).
C’est du 100% de réussite en finale.
Quels ont été les scores ? Qui lancé ? frappé ? Quel a été le scenario de chaque match ? Savez-vous qui est le meilleur frappeur rouennais des finales ? Qui sont les lanceurs qui ont pesé ?
Plongée dans les glorieuses années 2000 des Huskies de Rouen.

 

 

2003 : Rouen bat Savigny 3-0

 

Rouen 0 2 0 2 0 0 1 1 2 8
Savigny 0 3 1 0 0 1 2 0 0 7
Rothermundt (9), Hagiwara (4),Matte (DH), Marche (2), Mechemache (3), Polidor (8), Ouin (7), Fillatre (5), Piquet (6), Chénard (1)
Les deux équipes ont pris tour à tour les commandes jusqu’à ce que Rouen pousse en fin de match et parvienne à se détacher. Le score est alors de 7-5 pour les Lions, grâce notamment à un duo Goniot – Proust très efficace (5 hits pour le shortstop et le catcher des Lions). Rémi Lejeune cède le monticule à Pierrick Lemestre, qui commet une erreur de lancer sur un faible roulant de Rothermundt, permettant à Fillatre (HP, SB) de marquer le 6ème point rouennais. Ce même Fillatre jouera les héros en 9ème alors que le score est à égalité après un simple de Peron envoyant Marche au marbre. Peron est alors en 3ème base, après un mauvais relai de Durand du champ centre. Fillatre frappe un petit roulant, Lemestre se précipite, mais son lancer arrive trop tard, Fillatre plonge en 1ère, il est sauf, et Peron file au marbre sur le jeu. Christian Chénard fermera la porte en 9ème manche en retirant Rousseau, Lemestre et Proust pour un match complet.

 

Savigny 2 0 0 0 0 0 0 0 1 3
Rouen 2 0 1 0 0 0 2 0 / 5
Rothermundt (9), Hagiwara (4), Matte (2), Roy (1), Monnet (3), Marche (5), Polidor (8), Peron (7), Piquet (6)
Les Huskies retrouvent leurs frappeurs 4 et 5, Roy et Monnet, absents la veille. Les choses commencent pourtant mal quand la défense rouennaise prend l’eau en 1ère manche et commet 3 erreurs qui conduisent à deux points des Lions. Cela va tout de suite mieux au retour des Huskies à l’attaque. Matte frappe un triple qui envoie Hagiwara au marbre, et Roy suit avec un ballon sacrifice pour créer l’égalité. Le lanceur rouennais prend ensuite les choses en main. De la 2è à la 8è manche, il ne cédera qu’un hit et un HP, alors que sa défense commet encore 3 erreurs. Mais les Lions ne marqueront pas. Les Huskies sauront en revanche profiter des erreurs adverses. Un mauvais lancer de Martinez-Scott sur un roulant de Roy permet à Hagiwara de marquer du 2ème coussin en 3ème. Et deux nouvelles erreurs permettent deux nouveaux points rouennais en 8ème.

 

Savigny 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Rouen 0 0 1 1 0 2 0 0 / 4
Rothermundt (9), Hagiwara (4), Matte (2), Roy (1), Monnet (3), Marche (5), Polidor (8), Peron (7), Piquet (6)
Robin Roy lance un complete-game de 5 hits et 12 strike-outs pour conduire les Huskies à leur premier titre de champion de France. Le lanceur rouennais ne sera jamais vraiment en danger, même si les premiers frappeurs des deux premières manches se rendent sur les sentiers. Les Huskies seront plus opportunistes. Ils placent un coureur et 2 et 3 sans retrait en 2ème manche, mais le coup-sûr décisif ne vient pas. Il surviendra en 3ème manche, signé Boris Marche qui pousse Hagiwara au marbre. Petit à petit les Huskies creusent l’écart, en ne cessant de mettre la pression sur la défense des Lions, manche après manche. L’écart se creusera petit à petit, le dernier retrait s’effectuant par Yann Monnet sur un roulant de Rousseau.

 

Christian Chenard

 

HUSKIES-2003

Les Huskies 2003, de Sylvain Pruneau à Boris Marche. En bas, Yann Monnet, Nicolas Matte et Robin Roy lors de la finale face à Savigny

Robin Roy avait affiché de stats incroyables lors de cette finale. Record de K sur un match de Rouen en finale. C’était lors du match 3, décisif, face à Savigny avec12 K. Avec 0.00 de ERA sur l’ensemble de la finale et un total de 20K. Et même si Robin en a gagné d’autres, comme joueur ou comme manager, ce titre 2003 revêt un caractère très particulier.

« C’est la finale la plus émotionnelle. C’est le premier titre du Club. Je suis arrivé en France en 1991 pour cela. Faire de Rouen un club champion. Il a fallu 12 années de travail, de frustrations des fois, mais beaucoup d’acharnement et de bons moments avec un groupe de passionnés pour finalement conquérir ce titre et commencer à s’attaquer à l’Europe. Emotionnelle aussi, car nous avons perdu avant le match gagnant Pierre Rolland, un grand homme qui travaillait dans l’ombre tous les jours pour le club. Le père aussi de Xavier, et Pierre Yves, grands amis de mon arrivée ici. Je me souviens avoir dit à Xavier juste avant le match que pour son père, personne ne croiserait le marbre ce jour là. Un seul seulement, il me semble a touché la deuxième base. Je me souviens penser durant le match à Pierre qui nous regardait de là-haut haut et luit dire à l’occasion « regardes bien celle là !, Tu as vu ça ? » Cette victoire fut un grand moment d’émotion. Les Huskies étaient en route… »

2005 Rouen bat Savigny 3-1

 

Rouen 1 0 2 0 0 0 0 4 7
Savigny 1 0 2 0 5 0 1 8 17
Hagiwara (4), Piquet (6), Denischuk (5), Monnet (3), Marche (2), Polidor (8), Le Guillou (DH), Mechemache (7) Peron (9), Perez (1)
Un match complètement fou où les rouennais pensent avoir fait le plus dur en menant 3-1 grâce à un home-run de Denischuk et que deux retraits faciles ont été effectués en 5ème manche. Mais les Lions vont gagner la bataille psychologique et faire sortir Keino Perez de ses gongs. Deux HP, deux BB, deux WP et une erreur et un simple plus tard, les Lions mènent 8-3. Rouen pousse en 8ème manche pour revenir à 7-9 avec une erreur qui coûte 3 points à Savigny sur une frappe de Marche. Mais les Huskies sont débordés en 8ème manche en concédant 8 points avec 3 erreurs, 6 hits et deux HP.

\r\n

Rouen 0 1 0 2 0 4 0 0 2 2 11
Savigny 0 0 0 0 0 0 4 0 0 4
Hagiwara (7), Piquet (6), Appleby (5), Denischuk (2), Monnet (3), Marche (4), Mechemache (DH), Polidor (8), Peron (9), Ouin (1)
Encore de nombreux rebondissements dans ce match. Tout d’abord Rouen se détache jusqu’à mener 7-0 après 6 manches, Alors que Giovanni Ouin semble contrôler la situation au monticule, tout se dégrade en 7ème manche, d’abord sur un ballon sacrifice de Nème qui envoie Jérôme Rousseau au marbre, puis sur une erreur de Ouin qui relaie loin de son catcher et permet à Goniot et Mallet de marquer. Un autre sacrifice de Dal Zotto, et Rouen ne mène plus que 7-4. Blake Denischuk se chargera de sécuriser la fin de match de son équipe en frappant 2HR de 2 points dans les 2 dernières manches.

 

Savigny 0 0 2 0 0 0 0 2
Rouen 3 0 2 3 3 2 / 13
Hagiwara (4), Piquet (6), Denischuk (5), Monnet (3), Marche (2), Mechemache (7), Polidor (8), Le Guillou (DH), Peron (7), Perez (1)
Les Huskies dominent le match de bout en bout. La seule alerte survient en 3ème manche avec un double de deux points de Dal Zotto. Mais Perez ferme ensuite la porte et ne laisse rien espérer à des Lions qui subissent la loi des battes rouennaises dont bien sûr celle de Denischuk, qui signe son 4ème HR de la finale.

 

Savigny 0 1 0 1 0 0 0 0 0 2
Rouen 1 2 2 0 0 1 0 1 / 7
Hagiwara (8), Piquet (6), Appleby (5), Denischuk (2), Monnet (3), Marche (4), Mechemache (DH), Polidor (9), Peron (7), Ouin (1)
Giovanni Ouin est dominant au monticule pour Rouen avec un match complet de 7 hits et 7 K et un point mérité. Rouen se détache petit à petit dans le match, en scorant régulièrement grâce à des coups sûrs opportuns et de nombreux vols de base. Le dernier retrait est sur un roulant de Laurent vers Appebly qui relaie vers Monnet.

 

Giovanni Ouin peut exploser. Il est nommé meilleur lanceur de la finale

 

 2005. Rouen récupére son titre. Son deuxième aprés celui de 2003. En 2004, les Huskies avaient été sortis en demi finale. La victime ? Comme en 2003, les Lions de Savigny. Il faut dire qu’en 2005, les Huskies comptaient dans leur lineup un sacré cogneur. Le Canadien Blake Denischuk. Installé aujourd’hui à San Diego, il reste très proche du club. Et n’a pas oublié ses quatre homeruns en finale. Ni ses amis rouennais. « Rouen ? Le meilleur souvenir de ma carrière ! »

 

« Être un Husky est quelque chose de spécial. Seul un petit groupe peut se prévaloir d’en être un. Et cela crée un lien fort entre nous ». Blake Denischuk

A Savigny, personne n’a oublié Blake Denischuk. Ni les lanceurs, qui ont souffert, ni les outfielders qui ont vu ses frappes passer au dessus de leu tête. Le receveur originaire du Canada et installé désormais à San Diego détient depuis 2005 un record avec les Huskies. Celui du plus grand nombre de homeruns dans une série finale, avec 4. Il détient aussi le record de points produits : 10 en 4 matchs. Rentré en Amérique du Nord depuis 10 ans, Blake est resté très attaché au club. Témoin sa présence au mariage de Luc Piquet cet été à Rouen. Une réflexion est également en cours pour qu’il serve d’intermédiaire pour l’Academy pour des liens avec des universités américaines.

« Ah la finale en France… Bien sûr, je m’en souviens très bien. On avait perdu le premier match à Savigny. J’avais pourtant frappé un homerun… On avait pris une raclée (17/7) et un gros coup sur la tête car on n‘avait pas connu souvent la défaite durant la saison (sourire). Les gars étaient tellement jeunes dans l’équipe. On était des gamins et l’équipe devait encore apprendre comment gagner. Je me souviens très bien de ce moment où Rob (Robin Roy) a secoué les gars, a parlé au groupe. Il nous a poussé et je crois que ca a été un déclic, que les gars ont compris ce qu’il fallait faire pour gagner. Je ne crois pas que nous ayons ensuite été menés dans cette série. Et on a enchainé avec huit titres de champions de France de rang ! Et j’ai été nommé MVP. 

Vous savez, j’ai joué en NCAA avec Arkansas, puis en ligue pro indépendante, mais jouer pour les Huskies de Rouen a été le meilleur moment de ma carrière. C’est à Rouen que j’ai eu le plus de fun à jouer au baseball. J’ai rencontré des amis géniaux, l’organisation du club était excellente, et on gagnait souvent… Ouais, c’était chouette. Ce qui m’a le plus marqué, c’était l’ambiance dans le club. J’étais impressionné par les dirigeants, les bénévoles les joueurs… C’était comme une grande famille et je peux vous dire qu’il n’y a pas ce genre d’ambiance dans toutes les organisations. On prenait du plaisir sur le terrain, on se marrait bien en dehors. Et cela faisait la différence. Je suis très fier d’être toujours recordman du nombre de homeruns en finale mais je suis surtout très fier de tout ce qu’on avait réalisé cette saison-là. Et plus que tout, je suis très fier car nous avions posé les bases d’une équipe de vainqueurs. Nous avions donné naissance à un groupe qui a tout dominé les saisons suivantes. Et j’y ai participé. Etre un Husky est quelque chose de spécial. Seul un petit groupe peut se prévaloir d’en être un. Et cela crée un lien fort entre nous. Même quand on est loin« .

2005

Les hawaïens de Rouen Cy Donald et Royce Fukuroku

Je me souviens du coach Zeilstra de Toulouse qui a regardé le match de la 3eme base, les bras croisés. Savoir qu’il ne serait pas utile ce jour-là me motivait encore plus ! – Robin Roy

Face à Toulouse, l’affaire était compliquée. Zeilstra comme manager, des lanceurs comme Samuel Meurant, Maxime Leblanc.. Des frappeurs comme Randy Perez (le frère de Kieno qui rejoindra ensuite les Huskies), l’américain Reynolds, les Français Jamel Boutgara, Fred Hanvi, Fred Rougé… Toulouse, c’était costaud. D’autant que Rouen était mené 2 à 1. Le samedi soir à Toulouse restera inoubliable pour toutes les personnes présentes. A l’hôtel, le Capitaine Yann Monnet avait demandé un huis-clos. Sans dirigeants. Une explication musclée entre joueurs. La suite ? Deux victoires le dimanche en terre toulousaine. Et Robin Roy, encore lui, a été l’un des acteurs majeurs de ce titre 2006. Il détient lors du dernier match décisif (le 5me) le record du plus fable nombre de hits sur un match de finale. 3 ! Et sur l’ensemble de la série, il avait affiché un insolent 0.00 d’ERA. Il se souvient.

« Ce n’était pas une finale simple car nous tirions de l’arrière et il fallait gagner les deux derniers. Chez eux en plus. On a eu une bonne discussion la veille avec le Capitaine Monnet qui a remotivé les troupes. Finalement, on remporte le 4eme match et on me confie la balle pour le 5eme, décisif. C’est le genre de matches que j’adore. Malgré le fait que je suis sur un comeback après une semi-retraite, je sais que je vais hausser mon niveau et être là pour le groupe. A part les trois hits, une seule balle est sortie de l’avant champ. On sort vainqueur de Toulouse qui visait le titre après un gros recrutement, notamment le coach canadien Zeilstra. Je me souviens particulièrement que Gin Bats (une grande dame) arbitrait et était postée en deuxième base. Elle était venue me voir après le match pour me remercier de lui avoir permis d’être témoin privilégié de cette performance. C’était un joli et élégant geste de sa part.

Le souvenir que je garde de cette finale, c’est celui de faire de mon mieux et de communiquer cette envie de gagner, de hausser son niveau quand cela compte. C’est la marque des champions. Je me souviens du coach Zeilstra de Toulouse qui a regardé le match de la 3eme base, les bras croisés. Savoir qu’il ne serait pas utile ce jour-là me motivait encore plus ! Je me souviens aussi de cette soirée d’avant match avec Francois « le Colonel » Colombier. Il a fait partie de mes rituels d’avant match. Et puis, je n’oublie pas la joie de ce nouveau titre avec la meute ».

2007 Rouen bat Sénart 3-2

 

Rouen 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Sénart 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1
Hagiwara (8), Scalabrini (6), Piquet (4), Marche (2), Gauthier (3), Peron (7), Le Guillou (9), Dubaut (5), David (DH), Perez (1)
Duel au sommet du monticule entre Samuel Meurant et Keino Perez. Le sénartais lance 10 manches sans donner de points, et n’espaçant que 7 hits. Il est relevé par Mathieu Brelle en 11ème manche, qui protège la victoire. En face, Keino Perez fait presque aussi bien avec une performance de 8,1 manche, 12K, 6 hits. Avec bases pleines (coureur en 3 puis deux BBI pour remplir les sentiers) et 1 retrait, il est relevé par Karl Meljholm en 9ème manche, qui fait frapper Mathieu Brelle dans un double jeu. Les sénartais gagnent le bras de fer en 11ème face à Lecourieux. Deux BB et une erreur remplissent les sentiers, donnant à Mathieu Brelle la chance de se rattraper. Il ne la manque pas en frappant le simple décisif.

 

Rouen 0 1 0 2 0 0 0 0 0 3
Sénart 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1
Hagiwara (4), Scalabrini (6), Piquet (5), Bougie (8), Marche (2), Gauthier (3), Peron (7), Le Guillou (9), Lecourieux (DH), Dubaut (1)
Le duel Dubaut-Blesoff vaut bien le Meurant-Perez du 1er match. C’est le rouennais qui en sort vainqueur en ne cédant qu’un seul point en 9 manches, bien soutenu par sa défense qui tourne 4 double-jeux dont un capital en 8ème manche avec Martinez au bâton et les buts remplis. Les Huskies s’imposent grâce à leur vitesse, en volant pas moins de 8 bases face à la batterie Blesoff-Deruelle.

 

Sénart 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Rouen 5 0 0 0 0 0 3 0 / 8
Hagiwara (8), Scalabrini (6), Piquet (4), Marche (3), Gauthier (2), Le Guillou (9), Peron (7), Dubaut (5), Lecourieux (DH), Meljholm (1)
Les Huskies se mettent à l’abri dès la 1ère manche face à Ian Young en frappant deux hits, soutirant un BB et deux HP, et profitant d’une erreur coûteuse de la défense de Sénart avec les bases pleines. Karl Meljholm déroule ensuite au monticule en ne concédant qu’un hit en 7 manches, relevé ensuite par Crescent qui remplira les buts en 8ème mais s’en sortira sans dommage.

 

Sénart 0 0 0 0 0 0 0 0 2 1 3
Rouen 0 0 1 0 1 0 0 0 0 0 2
Hagiwara (4), Scalabrini (6), Piquet (5), Bougie (8), Marche (2), Gauthier (3), Le Guillou (9), Peron (7), Dubaut (DH), Sochon (1)
Splendide performance pendant 8 manches d’Alexandre Sochon qui ne cède que 3 hits, et n’est vraiment inquiété qu’en 4ème manche, après un double de David Meurant et un simple d’Hervieux. Mais Meurant est coupé entre la 3 et le marbre pour éteindre la menace. Les Huskies mènent 2-0 en 8ème, non sans avoir souffert contre l’inoxydable Sam Meurant, en ne marquant que sur une erreur d’Hobbs avec les bases remplies, puis un triple de Piquet avec Dubaut en 1ère base et deux retraits. Rouen se voit déjà soulever la Coupe quand Mathieu Brelle frappe un simple pour commencer la 9ème. Perez entre en relève, accueilli par un double de David Meurant qui fait scorer Sénart. C’est 2 à 1. Après un amorti sacrifice de Hervieux, Martinez frappe le simple égalisateur. On va en extra-inning pour la 2ème fois de la finale. Et Sénart fait encore la différence, cette fois face à Meljholm. Hobbs frappe un simple, vole la 2, et après deux retraits est poussé au marbre par le simple de Mathieu Brelle. Le sénartais, entré en relève en7ème manche, finira l’affaire au monticule.

 

Philippe Lecourieux
Karl Meljholm

Sénart 1 1 5 0 0 0 1 0 0 8
Rouen 1 1 0 2 0 1 1 3 / 9
Hagiwara (8), Scalabrini (6), Piquet (4), Bougie (7), Marche (2), Gauthier (3), Peron (DH), Le Guillou (9), Dubaut (5), Lecourieux (1)
Les deux équipes ne veulent pas céder dans les 2 premières manches. Double de Brelle, RBI de Martinez, double d’Hagiwara, RBI de Piquet. Puis Deruelle fait marquer Young avant que Peron n’envoie Gauthier au marbre. Puis Sénart se déchaîne contre Lecourieux. Après un retrait en 3ème, David Meurant, Hervieux, Martinez, Young et Hobbs frappent en lieu sûr pour score 4 fois. Dubaut entre en relève en urgence, Hobbs vole le marbre, le rouennais fait les deux derniers retraits, mais le score est monté à 7-2. Les Huskies sont sonnés. C’est Le Guillou qui les remet sur la bonne voie en frappant un triple après deux retraits en 4ème. Dubaut suit par un simple. Les bases se remplissent (HP, simple) puis Piquet soutire un BB. Le score est de 4-7. Rouen revient à moins 2 en 6ème sur un double d’Hagiwara, un simple de Scalabrini et un roulant de Piquet. Sénart réplique avec un double de Young qui fait marquer Hervieux. 8-5 pour les Templiers. Rouen continue à grignoter. Gauthier frappe un double, Peron un simple d’un point, 6-8. On arrive en 8ème manche. Scalabrini est sauf sur une erreur de Mathieu Brelle. Piquet soutire son 3ème BB de la journée. Bougie fait avancer les deux coureurs avec un sacrifice. La défense de Sénart joue avancée, le roulant de Marche la transperce et créée l’égalité. Gauthier est retiré sur un roulant, puis Peron frappe un double qui donne les devants aux Huskies. Dubaut se chargera du reste, Hobbs frappant le dernier roulant vers Gauthier.

 

 

« Je crois qu’avec la pression et la fatigue accumulée depuis deux jours, c’est la plus grosse émotion que j’ai jamais ressentie sur un terrain de baseball de toute ma vie, c’était un sentiment incroyable et merveilleux… » Nicolas Dubaut

Quelle saison 2007 pour les Huskies ! Victoire au Challenge de Franc, vice champions d’Europe en juin en Italie, champions de France… Joris Bert drafté par les Dodgers de los Angeles…  L’un des grands acteurs de cette saison historique est sans nul doute Nicolas Dubaut. « Ma meilleure saison de baseball » dit il. Car en lpus de tous les succès de son club, Nicoals lance et gagne contre l’Italie aux Championnats d’Europe. Sur un nuage ! Aujourd’hui, il l’avoue, c’est avec des frissons qu’il se replonge dans ses souvenirs de la finale 2007. Et il n’a rien oublié.  

Nicolas-Dubaut2« Que de souvenirs! Je crois que je me rappelle de tous les jeux de cette finale. Surtout ceux du match 5! L’année 2007 reste comme ma meilleure saison de baseball toutes compétitions et équipes confondues, et en particulier cette finale incroyable! Pour rappeler le contexte un peu particulier, cette finale devait se jouer en 3 jours, le match 1 vendredi soir, puis 2 matches le samedi et à nouveau 2 matches le dimanche… et oui 5 matchs en moins de 48h! Les bras des lanceurs allaient souffrir…

 

Après la défaite du premier match nous devions gagner le deuxième match pour rester dans la finale. Je startais contre Evan Blessof, le lanceur américain de Sénart, ce fut un match très serré que nous avons remporté 3-1. la finale était relancée et avec Karl Mejlholm pour lancer le 3eme match, nous étions confiant.

 

Après une victoire au match 3 sans encombre, nous menions d’un point à l’entame de la dernière manche du match 4 après un match superbe d’Alexandre Sochon… Keino monte sur la but pour closer le game, et l’incroyable se produit, Keino, intouchable en coupe d’Europe et pendant la saison donne le point égalisateur sur deux frappes consécutives!! Nous partons en extra inning, Karl remplace Keino sur la butte et une nouvelle fois l’incroyable se reproduit, Senart marque sur un walkoff et revient dans la série 2 à 2…

 

Je n’en revenait pas, comme quoi dans le baseball « it ain’t over til it’s over ». Avec du recul le fait d’avoir perdu le match 4 de cette manière rend notre victoire finale encore plus belle et plus forte, mais clairement sur le moment ce n’était pas agréable…

 

Après une courte pause, c’était le moment commencer le match 5 décisif!

 

Philippe « Poppy » Lecourieux starte pour nous. Le match démarre de manière catastrophique et nous nous retrouvons rapidement mené au score 7-3. Pendant un court instant, une pensée me vient à l’esprit: « bon ce sera pas pour cette année, moi qui attendait ce nouveau titre depuis 7 longues saisons, il faudra patienter jusqu’à l’année prochaine pour être champion… »

 

Mais rapidement, tous les sacrifices faits pour en arriver là me reviennent en tête et je me dit que ce n’est pas possible, nous devons gagner ce match!

 

Durant la troisieme manche, Sénart enchaine les points, Sebastien Bougie, qui jouait champ gauche, me demande si je peux relancer (je joue 3ème base), sans hésitation je monte sur la butte, avec un coureur en 3 et le score de 6-2, sur le premier lancé le coureur vole le marbre et porte le score à 7-2. Bizarrement, ça m’a soulagé, je me suis senti à l’aise avec les bases vides, comme si tout recommençait à zéro.

 

On sort de la manche, il nous reste 6 manches pour remonter… c’est difficile mais pas impossible. Les manches passent mais le score ne bouge pas, puis Pierre Leguillou frappe un triple loin dans la gauche, Senart tente un « hidden ball trick », les esprits s’échauffent… mais, Pierre est Safe. Je suis le prochain frappeur, le lanceur de Senart devait être un peu déconcentré car le premier lancer qui arrive est une droite au cœur du marbre, et elle repart direct en line drive au dessus de l’arrêt court! on a marqué! C’est maintenant 7-3! BB à Luc Piquet, Base Hit de Danny Scalabrini à droite, les bases sont pleines, HP sur Kenji Hagiwara, et c’est un nouveau point le score est maintenant 7-4…

 

On revient petit à petit, à l’approche de la huitième manche le score  est maintenant de 8-6 toujours pour Sénart…

 

Cette fameuse 8eme manche qui nous a été favorable toute la saison, Nous avions fait basculer plus d’une rencontre durant cette huitième manche cette année là, notamment contre Sénart déjà.

 

C’était la dernière 8ème manche de la saison et nous étions prêts! Tout allait se jouer maintenant!

 

Coureurs en deux et en trois, 2 retraits, Boris Marche au bâton et l’infield de Senart qui joue in… je n’ai toujours pas compris pourquoi ils jouaient in avec 2 morts et 2 points d’avance. Quoi qu’il en soit, Moochie frappe un solide roulant en direction de la deuxième base, le short stop de Senart David Meurant étant avancé, il ne peut rien faire et la balle file en outfield! Tie Game!! 8-8! Sur le relais au marbre, Boris file en deux!

 

Flavien Peron se présente au bâton, mister Clutch, l’homme qui n’aime jouer au baseball que si le match est sur le fil du rasoir!

 

La pression est à son comble, après une longue bataille et une dizaine de foul balls, Flaco frappe un double au fond du champ droit!! Nous prenons l’avantage 9-8! Plus que 3 mort à faire et nous serons champions!

 

Je remonte sur la butte closer le match! Le Cœur de l’alignement de Sénart se présente, premier frappeur, Ian Young: faible ballon au champ centre: 1 mort, deuxième frappeur Ernesto Martinez Strike out: 2 morts, 3 eme frappeur Hobbs l’américain de Sénart qui frappe un roulant sur David Gauthier en première base, qui l’attrape et touche son coussin! C’est fini! nous sommes champions!

 

Je crois qu’avec la pression et la fatigue accumulée depuis deux jours, c’est la plus grosse émotion que j’ai jamais ressentie sur un terrain de baseball de toute ma vie, c’était un sentiment incroyable et merveilleux… je sais que je ne revivrai plus jamais une émotion aussi intense sur un terrain de sport quelqu’il soit!

 

« Voilà ce que je me souviens de cette fameuse finale 2007, encore une fois vive les Huskies et merci de m’avoir procuré une telle joie! « 

 

2008 Rouen bat Sénart 3-2

 

Rouen 2 0 0 0 0 0 0 0 0 2
Sénart 0 0 1 4 0 0 0 0 0 / 5
Jr. Bert (9), Piquet (4), Scalabrini (6), Hagiwara (8), Marche (2), David (DH), Dubaut (3), Peron (7), Israël (5), K.Perez (1)
Samuel Meurant –Keino Perez, remake du match 1 de la finale 2008, avec le même résultat, une victoire pour les Templiers. Les Huskies scorent pourtant deux fois en 1ère manche, grâce à la vitesse de Bert et à un simple de Scalabrini. Mais Meurant ne donnera plus rien par la suite. Sénart marque une première fois en 3ème grâce à un simple de Sébastien Hervé, puis creuse un écart définitif à la manche suivante, en profitant des largesses défensives rouennaises (3 erreurs) et de la batte de David Meurant (double de deux points). Les Templiers géreront tranquillement la fin du match.

Rouen 2 0 1 1 2 0 0 1 0 7
Sénart 0 0 0 0 02 0 2 0 4
Jr. Bert (9), Piquet (4), Scalabrini (6), Hagiwara (8), Marche (2), R.Perez (5), David (3), Peron (7), Jd Bert (DH), Dubaut (1)
Nicolas Dubaut se charge de remettre les Huskies dans le droit chemin en dominant l’attaque de Sénart pendant 7 manches. Le score est de 7-2, les rouennais ayant scoré rapidement en début de match face à Blesoff, portés par l’efficacité de Marche, Randy Perez et Peron. Les choses vont se compliquer en 8ème manche, avec Laurent Aoutin en relève, qui remplit les buts et concède un simple de deux points à Martinez. Randy Perez est appelé en relève, et les rouennais tournent un double jeu quand l’ancien rouennais Gaspard Fessy tente un bunt qui arrive directement dans les mains de Luc Piquet, lequel peut toucher à temps Martinez. Blesoff est ensuite retiré sur 3 prises. Sochon viendra signer le sauvetage en 9ème grâce à un beau double-jeu sur une frappe de Hervé.

 

Sénart 0 1 0 0 1 1 0 2 0 5
Rouen 1 0 2 0 0 0 0 0 0 3
Jr Bert (9), Piquet (4), Scalabrini (6), Hagiwara (8), Marche (2), David (3), Gauthier (DH), Peron (7), K.Perez (1)
L’attaque des Huskies pense avoir enfin pris la mesure de Samuel Meurant en marquant 3 points dans les deux premières manches, grâce à une succession de coups-sûrs. Mais le lanceur sénartais fermera la porte par la suite (14 derniers frappeurs rouennais retirés dans l’ordre), et laissera la parole à ses gros bâtons. Celui de Martinez tonne en 2ème pour un circuit en solo, suivi par Fessy en 5ème pour le même résultat. L’égalité survient en 6ème sur un ballon sacrifice de Young avec les buts rempli. Et la différence se faisait en 7me.
Benhamida était poussé en 2 part une amortie sacrifice d’Hervé. Puis scorait sur un double de David Meurant (5-4). Sénart remplissait les buts avec un seul retrait. Fessy frappait une balle au sol qui obligeait Scalabrini à un jeu spectaculaire pour effectuer le retrait en 1ere. Mais Meurant en profitait pour marquer une 5me point. Suffisant pour les Templiers, d’autant que l’attaque rouennaise demeurait amorphe.

 

Randy Perez (Crédit Christophe Elise)
Le slide de Luc Piquet devant Lahcéne Benhamida (Crédit Christophe Elise)

Sénart 0 0 0 1 1 0 0 0 2
Rouen 0 1 2 0 4 1 2 2 12
Jr Bert (9), Piquet (4), Scalabrini (6), Hagiwara (8), Marche (2), David (3), R.Perez (5), Gauthier (DH), Peron (7), Dubaut (1)
L’attaque rouennaise se met en évidence avec une performance de 10 hits face aux lanceurs sénartais Blesoff et Julien Brelle. Le suspens est vite mis à mal quand les Rouennais se donnent une avance de 3-0 dans le premier tiers du match, qui monte à 7-2 sous l’impulsion d’un efficace duo Scalbrini – Hagiwara. Pourtant, Sénart n’a jamais lâché, et il faut encore une fois un grand Nicolas Dubaut pour blanchir l’attaque des Templiers, qui remplit les coussins en 4ème manche avant que Deruelle soit retiré sur trois prises. Sénart revient même à un point des Huskies en 5ème manche, quand Martinez est retiré par un lancer précis d’Hagiwara alors qu’il tentait d’étirer son double d’un point en triple, après deux retraits. Ce sera la dernière menace de Sénart, qui regardera ensuite l’attaque rouennaise faire le travail.

 

Sénart 0 0 0 0 0 0 1 0 1 2
Rouen 3 0 2 2 0 1 1 0 / 9
Jr Bert (9), Piquet (4), Scalabrini (6), Hagiwara (8), Marche (2), David (3), R.Perez (5), Gauthier (DH), Peron (7), Sochon (1)
Les rouennais ont eu peur pendant 4 matches, ils veulent respirer dans le 5ème. Ils s’en donnent les moyens grâce à leur vitesse, avec 2 simples au champ intérieur sur les 3 premiers hits du match. Boris Marche (2 RBI) et Romain David (RBI) nettoieront ensuite les sentiers pour une avance confortable qui va vite grimper. 4 hits consécutifs en 3ème manche font monter le score à 5-0, puis à 7-0 à la manche suivante. Alexandre Sochon travaille confortablement au monticule, forçant les Templiers à frapper des roulants quand le danger se fait sentir, ou étant soutenu par des jeux défensifs de haute volée signés Randy Perez ou Scalabrini. Quelques frissons passeront en 9ème manche quand Sénart remplira les buts avec 1 retrait face à Aoutin qui retirera finalement Fessy sur trois prises et Blesoff sur un ballon au champ centre capté par Hagiwara.

 

Keino Perez avait starté deux matchs lors de cette finale.  Il se souvient plus de la finale2007 que de cette édition 2008. Il n’a pas oubllié que son petit frère Randy jouait avec lui cette année là. 

Peux-tu nous raconter la finale 2008 ? 

C’est difficile pour moi de parler plus particulièrement d’une finale. J’avoue que les finales 2007et 2008 se mélangent un peu dans ma tête. Les scénarios se ressemblent. Ce fut encore une fois très serré et cela aurait pu basculer dans l’autre camp. Cela n’avait pas été facile. Comme toujours en finale. Nos étrangers étaiet très forts, Dany Scalabrini et Randy Perez. C’était solide comme aujourd’hui avec le duo Larry Infante et Maxime Lefevre. Au monticule, j’avais affronté deux fois Samuel Meurant et cela donnait toujours des duels très intenses. On avait perdu les matchs 1 et 3 mais on avait montré du caractère. Comme toujours. On avait bien géré les deux derniers matchs.
C’était particulier pour toi car tu jouais avec ton frère Randy ? 
Pas vraiment ? Randy et moi, on avait déjà joué ensemble au Venezuela et nos liens familiaux ne sont jamais entrés en compte sur le terrain. Sauf s’il était visé sur un hit by pitch, là j’aurai pu m’énerver…
Randy avait fait une bonne saison en défense, en 3me base. Il avait bienn frappé aussi. Je me souviens d’un homerun à Rouen contre Samuel Meurant. Ce n’était pas lors d’un match capital, dans un moment décisif, mais je me souviens que sur le banc, en le voyant faire le tour des bases, j’étais très fier de lui.

2009 Rouen bat Savigny 3-1

 

Savigny 1 0 1 0 0 3 0 0 0 0 0 5
Rouen 0 0 0 5 0 0 0 0 0 0 1 6
Js Bert (9), Scalabrini (6), Hagiwara (8), Gauthier (2), Piquet (4), Marche (5), Peron (7), Dubaut (3), Jd Bert (DH), Roy (1)
Les Savigny-Rouen donnent lieu à des scénarios passionnants, ce match 1 ne changera pas cette bonne habitude. Il faudra aller en 11ème manche pour trouver un vainqueur. Ce sera Rouen, quand Carlos Jiminian, entré en relève de Tim Stewart, lui-même succédant à Pierrick Lemestre, remplira les sentiers sur deux simples de Dubaut et Peron, puis après deux retraits, un BBI à Scalabrini pour remplir les sentiers. Hagiwara sera atteint par un lancer pour mettre fin au match. _ C’est Savigny qui avait marqué le 1er, dès la premier manche grâce à Romain Martinez, puis doublé la mise en 3ème par Yann Dal Zotto. Les Huskies ont frappé en 4ème manche avec une poussée de 5 points déclenchée par un double avec les buts remplis signé Dubaut. Savigny créé l’égalité en 6ème avec un HR de 2 points de Stewart suivi aussitôt par un HR en solo de Huff. Les Lions viendront frapper à la porte en 9ème manche avec deux coureurs sur les sentiers avant que Keino Perez vienne relever Roy et retirer Martinez. Le vénézuélien travaillera ensuite les 2 manches en extra inning sans rien donner à Savigny.

 

La rage de Nicolas Dubaut (Crédit Christophe Elise)

Rouen 0 2 0 0 0 2 0 1 0 5
Savigny 1 0 0 0 0 1 0 0 0 2
Jr Bert (9), Scalabrini (6), Hagiwara (8), Gauthier (5), Piquet (4), Marche (2), Peron (7), Dubaut (3), Jd Bert (DH), Ouin (1)
Les Huskies connaîtront des frayeurs en début de match, et il faudra notamment des relais décisifs de Joris Bert puis d’Hagiwara pour couper Lemestre (1ère manche) et Stewart (4ème manche) au marbre et éteindre la menace. Les Huskies rentreront petit à petit dans le match face à Stewart avec un double de 2 points de Peron en 2ème et un triple de Marche en 6ème. La dernière inquiétude viendra en 6ème manche, Perez venant relever Ouin avec un score de 4-2 et deux coureurs en base. Comme dans le match 1, le lanceur rouennais éteindra l’incendie et sera parfait pour finir le match.

 

Rouen mène 2/1 en 4me manche du match 3, mais Robin Roy se blesse et quitte le terrain sous le regard inquiet de Boris Marche (Crédit Christophe Elise)
La joie de Keino Perez, qui tombe dans les bras de Boris Marche (Crédit Christophe Elise)

Rouen 0 0 0 2 0 0 0 0 0 2
Savigny 1 0 0 1 0 0 1 1 / 4
Jr Bert (9), Scalabrini (6), Hagiwara (8), Gauthier (2), Piquet (4), Marche (5), Peron( 7), Dubaut (3), Grimaud (DH), Roy (1)
Comme dans les deux premiers matches, Savigny marque dès la 1ère manche, après un double de Peyrichou et un simple de Huff. Les rouennais prennent les devant en 4ème avec un circuit de deux points d’Hagiwara. Les évènements tournent moins bien pour eux en 4ème quand Robin Roy est obligé de quitter le monticule sur blessure. Mathieu Crescent tarde un peu à rentrer dans le match et donne 3 BB qui coûtent un point. Pendant que Lemestre domine l’attaque rouennaise (9IP, 5 hits, 4K), le score n’évolue plus jusqu’à la 7ème manche, Savigny marquant sur un roulant de Rousseau avec Peyrichou en 3, puis scellant sa victoire en 8ème sur un squeeze play de Martinez avec Ferreira en 3.

 

Savigny 0 1 0 0 1 0 0 0 0 2
Rouen 0 0 2 2 0 0 0 3 / 7
Jr Bert (9), Scalabrini (6), Hagiwara (8), Gauthier (5), Piquet (4), Marche (2), Peron (7), Dubaut (3), Young (DH), Perez (1)
Malgré 7 BB dans les deux premières manches, les rouennais ne vont pas réussir à scorer face à Jiminian. C’est au contraire Savigny qui prend les devants en 2ème manche grâce à un ballon sacrifice de Ferreira. Deux doubles de Piquet et de Marche en 3ème vont donner l’avance aux Huskies, qui mènent 4-2. Savigny pousse fort en 6ème manche, mais une line-drive de Stewart captée de volée par Dubaut avec les buts remplis et aucun retrait est un point tournant. Les Lions ne s’en remettront pas, et les Huskies se mettront à l’abri en 8ème manche avec une poussée de 3 points. Lemestre mettra fin au match sur un roulant à Piquet qui lance à Dubaut pour le dernier retrait.

 

François Colombier a tout connu au club. Jouer, président… Il lui manquait le poste de manager. Ce sera fait en 2009. Sous sa direction, l’équipe a vécu une grande saison. 

En 2009, j’ai eu le grand honneur d’être le manager des Huskies. Ce n’est pas rien de se retrouver à la tête d’une telle équipe ! On a eu une belle saison, avec la victoire sur Amsterdam en Coupe d’Europe (quel souvenir, avec Robin Roy au monticule), le Challenge gagné au terme d’une finale étouffante. Les Huskies étaient forts, avec des garçons au caractère bien trempé, qu’il n’était pas toujours facile de diriger !

En finale, on retrouvait Savigny. C’était une grosse équipe, avec  Stewart, Huff, Lemestre, Peyrichou, Goniot, Ferreira, Ferreira, Rousseau, Martinez, Dal Zotto… Du beau monde. Pour les deux premiers matches, j’avais demandé à Keino d’agir comme releveur, et comme d’habitude Keino a fait ce qu’on lui demandait à la perfection. Dans le match 1, il remplace Robin Roy 8ème manche avec 2 retraits et 2 coureurs sur les sentiers avec le score à égalité, il ferme  la porte, et il a continué le travail jusqu’à ce qu’on gagne en extra-inning. Puis il a relevé Giovanni Ouin dans le match 2 pour préserver la victoire.

Tout était donc bien parti, mais au retour, Robin se blesse après 3 manches, Matthieu Crescent entre en relève et connaît quelques problèmes de contrôles (dommage, car quand il mettait la balle dans la zone, il était infrappable), et on perd le match. Le match 4 fut compliqué, je me souviens notamment d’une live drive de Stewart avec les buts remplis que Nicolas Dubaut a capté en 1ère base, enlevant 3 points aux Lions, ou d’un énorme double-jeu Dubaut – Scalabrini – Perez en fin de match. On a gagné cette finale, et je suis fier d’avoir un peu contribué à écrire quelques lignes de la prestigieuse légende des Huskies.

MATCH 1 : Rouen bat Sénart 10/2. En mode rouleau compresseur

Match-1

Les points tournants
2ème manche : Mené 0-1, Rouen remplit les bases avec un retrait, Aponte frappe une solide flèche au champ gauche que Paturel capte de façon spectaculaire le gant renversé empêchant les Huskies de s’inscrire au score.

3ème manche : Les Huskies ont égalisé après un roulant de Goniot. Avec deux retraits en coureur en 1 et 2, Ramirez fend l’air sur une troisième prise qui échappe à Bétancourt et file vers le back stop. Le frappeur rouennais sprinte vers la première où il devance d’un souffle le relais du catcher. Pendant ce Mathew Smith n’arrête pas sa course et marque le 2ème point rouennais.
4ème manche : Avec deux retraits et coureur en une Oscar Combes ne peut frapper autre chose qu’une faible roulant à l’avant-champ. Mottay se saisit de la balle mais son relai passe largement au-dessus de la tête de Martinez. Piquet va marquer le 3ème point rouennais. Un triple et un double suivront, enterrant les espoirs sénartais.
MATCH 2 : Sénart bat Rouen 2/1. Les occasions manquées

match-2

Les points tournants.

1ère manche. Avec 1 retrait et coureur en 1, Bétancourt frappe une balle qui rebondit mollement vers la 2ème base. Cela aurait pu être un double jeu, mais Luc Piquet ne parvient pas à s’en saisir dans de bonnes conditions. Tout le monde est sauf, une balle passée mettant ensuite deux coureurs en position de marquer pour Martinez, qui ne loupe pas l’occasion.
4ème manche. Rouen souffre, mais Ramirez semble trouver la solution en frappant une superbe flèche au champ centre gauche. Il se retrouve en 3, avec aucun retrait. Hélas, il n’a pas touché le 2ème coussin et est retiré sur un jeu d’appel.
5ème manche. Brelle concède 2 BB. Avec un retrait, Leyva entre en relève et retire Combes sur un roulant et Bert sur trois prises.
8ème manche. Sénart tente d’accroître son avance et place coureur en 1 et 3 avec un retrait. Boucheron, trop gourmand, part vers la 2 trop tôt. Rodriguez le piège facilement entre la 2 et la 3.
9ème manche. Après un simple d’Hagiwara, Marche frappe une flèche dans la droite qu’Hanvi ne parvient pas à capter. Les rouennais pourraient avoir coureur en 1 et 3 et aucun retrait, mais Hagiwara décide de tenter sa chance au marbre. Il sera retiré par un double relai précis de la défense des Templiers
owen-2013
Owen Ozanich
MATCH 3 : Sénart bat Rouen 4/0. Sénart fait taire Rouen

Match-3

Les points tournants.

3ème manche. Rouen place ses deux premiers frappeurs (Piquet et Bert) sur les sentiers. Cespedes retire sans trembler Ramirez, Aponte et Smith.
4ème manche. Nouvelle poussée des rouennais. C’est d’abord Hagiwara qui cogne une solide flèche que Paturel va chercher en plongeant. Puis, avec coureurs en 1 et 2 et un seul retrait, Goniot frappe dans un double-jeu pour mettre fin à la menace.
5ème manche. Ozanich n’a lancé que 48 pitches dans ses 4 premières manches, dominant les frappeurs adverses de la tête et des épaules. Les frappeurs de Sénart le force à en lancer 20 dans cette manche, commençant à trouver la faille.
6ème manche. Hanvi gagne une bataille de 9 lancers et obtient un but sur balle. Le simple de Boucheron après un compte plein l’envoie en 3. Bétancourt ne se fait pas prier pour frapper un long ballon sacrifice. Ce point sera suffisant pour Sénart.
MATCH 4 : Rouen bat Sénart 7/3. Rouen ne tremble pas

Match-4

Les points tournants

1ère manche. Bert est en 1ère et Piquet frappe un roulant signé double-jeu vers Soto. Le 3ème base de Sénart ne parvient pas à sortir la balle de son gant. Tout le monde est sauf, et Rouen marquera ensuite 4 fois.
4ème manche. Boucheron frappe un double pour commencer et va en 3 sur le roulant de Bétancourt. Martinez suit par un roulant vers la 3ème base. Parfaitement placé, Smith fait le retrait au marbre.
7ème manche. Martinez commence par un simple puis vole la 2ème base. Paz frappe un roulant à Piquet, qui pourrait se contenter du retrait en 1ère mais lance une prise vers Smith qui retire Martinez qui pensait être tranquillement sauf en 3. Rouen sauve un point, puisque Paturel suit par un simple.
8ème manche. Rouen s’offre une bouffée d’oxygène de 3 points, avec notamment des gros at-bats de Piquet et Ramirez. Le HR de Bétancourt qui suivra perd de son effet dévastateur.
9ème manche. Avec 2 retraits, Sénart place le point égalisateur au bâton. Le haut de line-up est à venir. Mais Mayeux fend l’air pour une 3ème prise qui met fin au match.
Brian-2013
MATCH 5 : Rouen bat Sénart 10/2. Et de DIX !
match-5
Les points tournants
45 minutes avant le play-ball. Keino Perez réunit ses joueurs, les motive, et s’adresse à Vaugelade en lui lançant la balle de match : « c’est toi qui starte. Tu vas nous montrer que tu es un winner ». Le jeune homme ne tremble pas.
1ère manche. Sénart se fait dangereux, marque une fois, place deux coureurs sur les sentiers avec 2 retraits, mais Paturel ne peut faire mieux qu’un roulant à Smith pour le 3ème retrait.
3ème manche. Après deux retraits, Bétancourt frappe un solide roulant que Ramirez va chercher très loin. Son relai est imprécis, le cubain va en 2 et marquera sur le simple de Martinez. Sénart double son avance.
4ème manche. HP à Aponte, BB à Gauthier, amorti sacrifice parfait de Marche. La table est mise pour Ramirez qui ne manque pas l’occasion de créer l’égalité avec un double de deux points.
4ème manche. Leyva est rentré pour éteindre l’incendie, mais a rempli les sentiers avec des BB à Smith et Ozanich. Deux retraits, Bert au bâton. La semaine précédente, il a été retiré deux fois au bâton par le cubain. Cette fois, il frappe une flèche décisive qui fait rentrer deux nouveaux points.
6ème manche. Combes est en 1ère, Smith en 2ème, Ozanich au bâton. Pour contrer le bunt, la défense de Sénart multiplie les mouvements à l’avant-champ. Smith à l’œil, voit que la 3ème base n’est pas couverte, et la vole tranquillement. Ce que les américains appellent « head-up baseball » sera payant ensuite sur le roulant de Bert.
8ème manche. Sénart jette ses derniers feux avec coureurs en 1 et 2 et deux retraits. Sur le premier lancer, Cespedes frappe une flèche vers le lanceur que Vaugelade capte tranquillement de volée.

 

ATTAQUE AVG RUNS RBI HITS x2 x3 HR BV AB BB K
Hornostaj 643 4 9 9 3 0 1 4 14 6 0
Roy 500 0 2 3 1 0 0 0 6 1 0
Fillatre 500 1 2 2 0 0 0 1 4 0 1
Grimaud 500 0 0 1 0 0 0 0 2 0 0
Denischuk 467 8 10 7 1 0 4 1 15 6 1
Perez, R. 417 5 3 5 0 1 1 0 1 2 3
Matte 385 2 2 5 1 1 0 1 13 0 0
Bert, Jo. 353 18 5 24 4 1 0 5 68 12 12
Hagiwara 340 32 17 33 2 0 1 12 97 11 14
Young 333 0 0 1 0 0 0 0 3 1 2
Scalabrini 327 12 6 17 0 1 0 2 52 9 7
Marche 313 26 27 36 7 1 0 1 115 14 9
Donald 304 4 4 7 0 0 0 0 23 1 0
Appleby 300 2 1 3 0 0 0 1 10 2 1
Fukuroku 286 1 4 4 0 0 0 1 14 0 0
Piquet, L. 281 23 13 32 5 5 0 6 114 17 18
Peron 264 8 18 23 4 0 0 5 87 8 7
Polidor 250 5 4 7 1 0 0 4 28 0 4
Mechemache 250 4 1 4 1 0 0 0 16 3 2
Piquet, A. 250 3 3 2 0 0 0 0 8 0 0
Lecourieux 222 0 0 2 0 0 0 0 9 1 2
David 211 1 5 4 0 0 0 0 19 3 6
Gauthier 210 15 13 17 3 0 0 3 81 11 17
Dubaut 194 5 6 7 1 0 0 0 36 4 9
Rothermundt 182 2 2 2 0 0 0 1 11 2 2
Fessy 176 2 3 3 0 1 0 0 17 0 0
Le Guillou 171 3 1 6 1 1 0 2 35 2 8
Monnet 159 5 3 7 2 0 0 3 44 5 1
Perez, K. 125 0 1 1 1 0 0 0 8 1 1
Bret 71 2 2 1 0 0 0 0 14 3 4
Combes 71 0 0 1 0 0 0 1 14 2 2
Bougie 0 0 0 0 0 0 0 1 13 1 4
Bert, Jd 0 1 0 0 0 0 0 0 11 0 6
Ouin 0 0 0 0 0 0 0 0 3 0 2
Israël 0 0 0 0 0 0 0 0 2 0 1
Deler 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Crescent 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

 

LANCEURS ERA ER IP H K BB W L S
R.Perez 0,00 0 2,67 1 2 2 0 0 0
Appleby 0,00 0 1,33 2 1 1 0 0 0
Meljholm 1,04 1 8,67 4 5 0 1 1 0
Sochon 1,06 2 17 10 4 7 1 0 1
Dubaut 1,17 4 30,7 22 14 13 4 0 0
Ouin 1,21 3 22,3 23 13 8 3 0 0
Crescent 1,29 1 7 2 3 8 0 1 0
Roy 1,41 6 38,3 28 49 3 3 0 1
Deler 2,57 2 7 2 6 5 0 0 0
Hornostaj 2,57 2 7 6 4 1 0 1 0
Piquet, A. 3,38 6 16 17 7 6 2 0 0
K.Perez 3,84 32 75 71 60 27 5 4 1
Chénard 5,00 5 9 7 11 6 1 0 0
Lecourieux 8,69 19 19,7 26 10 8 1 2 0
Aoutin 27,00 3 1 4 1 3 0 0 0

 

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