D1 – 1/2 FINALES – Un travail à finir

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Imaginer qu’une équipe qui a remporté 35 matches et n’en a perdu qu’un seul en 6 mois de compétition puisse en perdre trois dans l’espace d’un seul week-end, n’est pas chose facile. Estimer que Rouen a les deux pieds moins un orteil en finale du championnat de France n’est en rien infamant pour le PUC. C’est la simple logique sportive qui s’exprime, et si les pucistes parviennent à renverser Rouen, ils auront sans doute réalisé le plus grand exploit de l’histoire de ce sport. Bien sûr, les coaches rouennais vont répéter à leurs joueurs que rien n’est gagné et qu’il faut être sérieux jusqu’au dernier retrait, et les dirigeants rouennais vont sortir le livre de souvenir et se rappeler que les Huskies ont déjà renversé un tel déficit. Mais les circonstances ne sont pas les mêmes.\r\n\r\nBien sûr, les play-offs restent toujours des moments à part, et tout peut s’y produire, comme l’a démontré l’étonnant scénario du match 2 entre Montpellier et Sénart. Bien sûr, tout n’a pas été parfait dimanche dernier à Pershing du côté des rouennais. L’efficacité offensive, d’abord. 24 coureurs laissés sur les sentiers, c’est un chiffre bien trop élevé pour des matches aussi important. Un tel manque de réalisme pourrait se payer cher s’il se reproduit. Paradoxalement, les Huskies ont très bien fait avec des coureurs en position de marquer : .419 de moyenne (dont 3 infields hits), mais le gros hit qui nettoie les sentiers n’est jamais venu (1 en 6 avec les buts remplis).\r\n\r\nUn joueur symbolise cet difficulté, Kenji Hagiwara qui a laissé à lui seul 10 de ses équipiers sur les buts. On connait trop le talent de Kenji pour savoir qu’il ne s’agissait que d’un jour sans, comme il en a très peu connu dans sa riche carrière, et on sait déjà que sa batte sera chaude bouillante ce week-end.\r\n\r\nUn autre petit souci, la défense, avec 5 erreurs au total, même si le terrain de Pershing n’aide pas toujours la cause des défenseurs, c’est beaucoup trop pour les rouennais.\r\n\r\n

JOUEURS-2015

Crédit photos: en haut, Baptiste Dupont. En bas FFBS – Glenn Gervot

\r\n\r\nLe match 2 ne fut pas non plus glorieux. Owen Ozanich s’est mis dans la situation qu’il fallait éviter : avec une courte avance au score, affronter Douglas Rodriguez avec les buts remplis. La sanction est vite tombée, double, 3 RBI, le PUC qui prend les devants et Rouen qui doit s’employer jusqu’à la fin du match pour s’en sortir avec une victoire qui n’était pas tout à fait méritée.\r\n\r\nEt puis dans le match 1, les Huskies se sont fait une petite (grosse ?) frayeur dans la manche 9 du premier, quand une vilaine combinaison erreur + buts sur balles + coups sûrs a amené le point vainqueur au marbre. On n’en voudra pas à Esteban Prioul, qui a surement beaucoup appris à l’occasion, et qui reviendra encore plus fort par la suite. Et on peut légitimement imaginer que si le score avait été plus serré, Jeff Mac Kenzie aurait gardé la balle et la messe aurait été dite.\r\n\r\nTous ces détails peuvent laisser espérer au PUC un retournement de situation, en se disant finalement que cela s’est joué à rien. Les parisiens pourront même compter sur le retour de James Murrey. Ils se sont aperçus à l’occasion que jouer une demi-finale sans son lanceur n°1, ce n’est pas amusant. Ce n’est pas les Huskies, privés d’Ozanich l’an passé contre le PUC, qui diront le contraire.\r\n\r\nMais une fois qu’on a évoqué le verre à moitié vide, on peut regarder le verre à moitié plein. Les Huskies, sans doute un peu rouillés offensivement, ont pu retrouver les indispensables sensations du match. Ils ont su gérer sans paniquer des situations difficiles, confirmant que leur supériorité va au-delà des victoires écrasantes, mais qu’elle s’exprime aussi mentalement, quand il faut accomplir les petits gestes qui permettent les grandes victoires.\r\n\r\n
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Les lanceurs rouennais sont prêts. Owen Ozanich (crédit Baptiste Dupont), Keino Perez (crédit FFBS – Glenn Gervot), Jeff McKenzie (crédit Baptiste Dupont), Esteban Prioul (crédit Baptiste Dupont) et Yoann Vaugelade (crédit Baptiste Dupont)

\r\n\r\nOn a encore pu mesurer la richesse de l’alignement, avec les frappeurs 7-8-9 qui ont produit 10 des 14 points rouennais. Le cœur du line-up a été « clutch », à l’image du double de Luc Piquet qui a ouvert les vannes en dernière manche du match 2. Bref, le danger vient de partout.\r\n\r\nOn a pu constater que MacKenzie est toujours le patron, ne laissant aucune chance aux pucistes, avec 0bb et 3 hits accordés en 8 manches, et un tranquille 2 en 4 au bâton, confirmant que le titre de MVP lui va comme un gant.\r\n\r\nCela fait beaucoup d’atouts dans le jeu rouennais. La porte de la finale est ouverte, et on serait bien étonnée qu’elle se referme brutalement dans quelques heures. Il y a un travail à finir, les Huskies vont le faire sérieusement.\r\n\r\nPROGRAMME\r\n\r\nROUEN PARIS (Rouen mène 2/0 dans la série)\r\n\r\nMatch 3 – Samedi 12 septembre à 16 heures\r\n\r\nMatch 4 – Dimanche 13 septembre à 11 heures (si nécessaire)\r\n\r\nMatch 5 – Dimanche 13 septembre à 14 heures (si nécessaire)\r\n\r\nSTADE ST EXUPERY