2003: le premier sacre

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2003 : Rouen bat Savigny 3-0\r\n\r\nRouen 0 2 0 2 0 0 1 1 2 8\r\nSavigny 0 3 1 0 0 1 2 0 0 7\r\nRothermundt (9), Hagiwara (4),Matte (DH), Marche (2), Mechemache (3), Polidor (8), Ouin (7), Fillatre (5), Piquet (6), Chénard (1)\r\nLes deux équipes ont pris tour à tour les commandes jusqu’à ce que Rouen pousse en fin de match et parvienne à se détacher. Le score est alors de 7-5 pour les Lions, grâce notamment à un duo Goniot – Proust très efficace (5 hits pour le shortstop et le catcher des Lions). Rémi Lejeune cède le monticule à Pierrick Lemestre, qui commet une erreur de lancer sur un faible roulant de Rothermundt, permettant à Fillatre (HP, SB) de marquer le 6ème point rouennais. Ce même Fillatre jouera les héros en 9ème alors que le score est à égalité après un simple de Peron envoyant Marche au marbre. Peron est alors en 3ème base, après un mauvais relai de Durand du champ centre. Fillatre frappe un petit roulant, Lemestre se précipite, mais son lancer arrive trop tard, Fillatre plonge en 1ère, il est sauf, et Peron file au marbre sur le jeu. Christian Chénard fermera la porte en 9ème manche en retirant Rousseau, Lemestre et Proust pour un match complet.\r\n\r\nSavigny 2 0 0 0 0 0 0 0 1 3\r\nRouen 2 0 1 0 0 0 2 0 / 5\r\nRothermundt (9), Hagiwara (4), Matte (2), Roy (1), Monnet (3), Marche (5), Polidor (8), Peron (7), Piquet (6)\r\nLes Huskies retrouvent leurs frappeurs 4 et 5, Roy et Monnet, absents la veille. Les choses commencent pourtant mal quand la défense rouennaise prend l’eau en 1ère manche et commet 3 erreurs qui conduisent à deux points des Lions. Cela va tout de suite mieux au retour des Huskies à l’attaque. Matte frappe un triple qui envoie Hagiwara au marbre, et Roy suit avec un ballon sacrifice pour créer l’égalité. Le lanceur rouennais prend ensuite les choses en main. De la 2è à la 8è manche, il ne cédera qu’un hit et un HP, alors que sa défense commet encore 3 erreurs. Mais les Lions ne marqueront pas. Les Huskies sauront en revanche profiter des erreurs adverses. Un mauvais lancer de Martinez-Scott sur un roulant de Roy permet à Hagiwara de marquer du 2ème coussin en 3ème. Et deux nouvelles erreurs permettent deux nouveaux points rouennais en 8ème.\r\n\r\nSavigny 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0\r\nRouen 0 0 1 1 0 2 0 0 / 4\r\nRothermundt (9), Hagiwara (4), Matte (2), Roy (1), Monnet (3), Marche (5), Polidor (8), Peron (7), Piquet (6)\r\nRobin Roy lance un complete-game de 5 hits et 12 strike-outs pour conduire les Huskies à leur premier titre de champion de France. Le lanceur rouennais ne sera jamais vraiment en danger, même si les premiers frappeurs des deux premières manches se rendent sur les sentiers. Les Huskies seront plus opportunistes. Ils placent un coureur et 2 et 3 sans retrait en 2ème manche, mais le coup-sûr décisif ne vient pas. Il surviendra en 3ème manche, signé Boris Marche qui pousse Hagiwara au marbre. Petit à petit les Huskies creusent l’écart, en ne cessant de mettre la pression sur la défense des Lions, manche après manche. L’écart se creusera petit à petit, le dernier retrait s’effectuant par Yann Monnet sur un roulant de Rousseau.\r\n\r\n

HUSKIES-2003

Les Huskies 2003, de Sylvain Pruneau à Boris Marche. En bas, Yann Monnet, Nicolas Matte et Robin Roy lors de la finale face à Savigny

\r\n\r\nRobin Roy avait affiché de stats incroyables lors de cette finale. Record de K sur un match de Rouen en finale. C’était lors du match 3, décisif, face à Savigny avec12 K. Avec 0.00 de ERA sur l’ensemble de la finale et un total de 20K. Et même si Robin en a gagné d’autres, comme joueur ou comme manager, ce titre 2003 revêt un caractère très particulier.\r\n\r\n« C’est la finale la plus émotionnelle. C’est le premier titre du Club. Je suis arrivé en France en 1991 pour cela. Faire de Rouen un club champion. Il a fallu 12 années de travail, de frustrations des fois, mais beaucoup d’acharnement et de bons moments avec un groupe de passionnés pour finalement conquérir ce titre et commencer à s’attaquer à l’Europe. Emotionnelle aussi, car nous avons perdu avant le match gagnant Pierre Rolland, un grand homme qui travaillait dans l’ombre tous les jours pour le club. Le père aussi de Xavier, et Pierre Yves, grands amis de mon arrivée ici. Je me souviens avoir dit à Xavier juste avant le match que pour son père, personne ne croiserait le marbre ce jour là. Un seul seulement, il me semble a touché la deuxième base. Je me souviens penser durant le match à Pierre qui nous regardait de là-haut haut et luit dire à l’occasion « regardes bien celle là !, Tu as vu ça ? » Cette victoire fut un grand moment d’émotion. Les Huskies étaient en route… »\r\n\r\n