PN : Vous attendiez-vous à ce que Sénart soit si fort cette saison ?
François Colombier : « On savait que ça serait notre adversaire numéro 1. Une équipe à qui il ne faut pas donner confiance, car elle vous prend à la gorge et se met en marche. Après c’est fini. Mais on a battu Samuel Meurant (leur lanceur) deux fois, et nos défaites contre eux (3-14 et 10-6) n’ont pas grande signification dans le sens où on les a bien aidés. Personne n’a pris l’ascendant sur l’autre. »
Rouen a mis du temps à se mettre en marche. Avez-vous eu peur ?
« Je me suis inquiété quand je voyais que notre jeu ne se mettait pas en place. Des défaites ont fait mal (contre Toulouse 8-5, 1re j., contre Clermont 5-4, 6e j.). Puis on est monté en puissance, avec un excellent mois d’août. C’est vrai que j’ai craqué à un moment, que j’étais prêt à partir. Mais c’était aussi une façon de les booster. »
Jason Kosow et Randy Pérez, vos deux recrues étrangères, ont-elles apporté autant que vous le vouliez ?
« Jason non. Il a été énorme contre Anvers en coupe d’Europe, mais compte tenu de sa puissance, il aurait dû être intouchable. Peut-être s’est-il reposé sur sa réputation. Depuis son départ, Randy joue davantage, est plus serein, et comprend de plus en plus le rôle qu’il doit tenir. Mais celui qui est à mettre sur un piédestal est son frère Keino. Un monstre de travail qui tire l’équipe vers le haut. D’autres se sont révélés, comme Mathieu Crescent, Alexandre Sochon ou Jordan Bert. »
Dans quel état de forme sont les Huskies avant les play-offs ?
« Toutes les plaies ne sont pas pansées. On domine moins le championnat. C’est la saison la plus difficile depuis 2004. On a laissé beaucoup de matches en route. Il en reste 12 avant la finale. Tout le monde est conscient qu’on ne doit plus traîner. Si on joue à notre véritable niveau, les play-offs ne seront qu’une formalité. Les joueurs ont les clés. »
[ Paris-Normandie - 26/08/2008 - R.Ferber ]
[26/08/2008]











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