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Robin Roy : Le Canada est le bon exemple.

Robin Roy, en étant élu vice-président de la Fédération, est devenu l’un des hommes forts du baseball français. Le Rouennais nous livre ses ambitions et parle de développement.

Salut Robin, pouvez-vous vous présenter ?
Oui, j’ai bientôt 44 ans. Je suis marié, et j’ai 3 enfants de 17,12 et 6 ans. Les trois jouent au baseball, de l’initiation au monde professionnel. Je suis responsable de secteur du leader français du bricolage. J’ai derrière moi plus de 35 ans d’expérience de joueurs, et d’entraineur à un niveau international. J’ai aussi fait de l’arbitrage, du scorage, j’ai été dirigeant, bénévole, salarié, touché à tout ce qui est possible au baseball, et aussi au softball. On connait un peu ce que j’ai fait ici, mais mon expérience en Amérique du nord est tout aussi importante.

Joueur, entraineur, maintenant dirigeant de la fédération… Que pensez-vous apporter au baseball français ?
Cette expérience, ce bagage à tous les niveaux et domaines de la pratique. Ceci et mon expérience humaine et professionnelle. Je suis quelqu’un de pragmatique.

Quelles seront vos domaines d’interventions ?
Les domaines d’interventions seront précis. On a souhaité faire un organigramme de la fédération, où chacun sait ce qu’il doit faire, et avec qui. Je serai chargé de la pratique, de l’athlète et du haut-niveau. David Meurant sera chargé du développement et de l’éthique, et Fabien Carette-Legrand sera chargé du fonctionnement et de la structuration. Les différentes commissions seront rattachées à chaque vice-président.

Concrètement, chargé de la pratique, de l’athlète et du haut-niveau c’est quoi ?
C’est s’occuper des pratiquants que nous avons déjà. Nous avons 30% de turnover. Si tous les ans on peut diminuer ce turnover, c’est en réalité autant de progression de licenciés. Il faut réfléchir comment faciliter la pratique, l’adapter à nos licenciés pour que chacun puisse se développer. C’est donc, un vrai travail sur les jeunes, sur les clubs de plus petites tailles, sur le softball qui compte moins de licenciés et dont la pratique est pourtant plus accessible. C’est aussi une réflexion sur les besoins de l’athlète et du pratiquant. Enfin, le haut-niveau et surtout nos équipes nationales seniors, sont nos seuls et vrais ambassadeurs. On parlera de la France du baseball et du softball lorsque nos équipes nationales seniors auront durablement des performances. Il faut donc aussi travailler sur un championnat élite de qualité, que j’imagine "indépendant", ce qui permettrait à chacun des acteurs de la fédération de se concentrer sur le développement de la pratique. Il y a du travail faire, et il faudra fédérer les bons acteurs. Les commissions baseball/softball avec lesquelles je travaillerai en étroite collaboration, seront les jeunes, sportives, arbitres, scorages, entre autres. A terme, il nous faut aussi de vraies commissions des athlètes, des entraîneurs et des dirigeants. Partager les expériences, pour mettre en place de vrais projets nationaux. Il faut que toutes les commissions travaillent avec un seul objectif : l’athlète, le pratiquant.

Quelles sont les priorités pour la fédération ?
La première des priorités, et le Président Séminet l’a souligné à l’Assemblée générale, c’est d’avoir une fédération solide et saine financièrement. Ensuite, c’est le développement, l’augmentation du nombre de licenciés. Certains ont peur en se demandant comment les accueillir. 10 licenciés de plus par club et par an, c’est 18000 licenciés dans 4 ans. C’est 40 licenciés de plus par club. Mais dans la durée cela s’absorbe. Plus de licenciés, c’est aussi plus de parents, plus de ressources. On a beaucoup de clubs à 30-40 licenciés. C’est ceux là qu’il faut développer en priorité, et surtout ne pas les perdre.

Comment voyez-vous le baseball français dans 10 ans ?
Un peu plus de 20 000 licenciés. Des structures qui se seront améliorés. J’ai mis 20 ans à voir le terrain de Rouen se développer. Une ligue haut-niveau performante et indépendante. France Baseball et France Softball qui fonctionnent et performent sur le même modèle. Des équipes nationales séniors qui rivalisent, avec les meilleurs européens.5 à 8 athlètes dans le système professionnel affilié.

Quels sont les bons exemples à suivre ?
Ce n’est pas par patriotisme, mais le Canada devrait être un exemple et un partenaire. Les programmes sont reconnus mondialement. On communique en français ; Tout existe déjà. On ne va quand même pas essayer de réinventer le sport, à vouloir produire des documents ou méthodes qui existent déjà. Prenons exemple, sur ce qui existe, et travaillons sur le terrain.

Avez-vous quelques exemples de développement que vous souhaitez mettre en place ?
Pour développer la pratique il faut adapter les pratiques pour les jeunes ? C’est ce qui se fait au Canada. Osons ! Le baseball à 6 ou à 7, je suis fan. Je vais prochainement me rapprocher des présidents de ligues, des entraineurs, pour faire un état des lieux. Je souhaite qu’il y est des ligues pilotes. Il y a des règles à revoir, simplifions le jeu au départ, car nous avons un manque de culture.

Comment développer notre sport en France ?
Faciliter l’accès la pratique, fidéliser. Etre ouvert, s’adapter à l’évolution du sport et de la société. Le hockey sur glace par exemple autorise les filles à jouer avec les garçons dans toutes les catégories. J’ai fait du baseball 35 ans, et j’ai eu deux claquages à la cuisse. J’ai pratiqué le hockey sur glace douze ans je me suis luxé la clavicule deux fois, fait une commotion cérébrale. Rapprochons nous de ces fédérations aussi. Et communiquons mieux. Communiquons sur les pratiquants, sur les deux sports, sur les clubs de toutes tailles. Organisons des manifestations de masse baseball/softball. Réfléchissons mieux nos calendriers, rendons nos championnats, et évènements des rendez-vous connus et attendus, en terme de dates et de lieux.

Alexandre, votre fils, a signé avec Seattle. Le baseball français peut-il avoir dans le futur d’autres pros ?
Non seulement il peut, mais il doit avoir un futur pro. Nos concurrents ont tous plus de joueurs pros. Les hollandais, les italiens, les tchèques, les allemands ont tous plus de joueurs pros que nous. Ne pas l’intégrer, dans notre filière de haut niveau, n’est pas responsable. Pour chaque joueur qui partira jouer pro, nous formerons un joueur supplémentaire via le système "classique", équipe nationale junior. Plus nous aurons de pros, meilleure sera notre équipe nationale qui doit être la vitrine haut-niveau. Le reste fait partie du développement.



[11/02/2013]
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