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Paris-Normandie : « L’irruption de Becquey »

Le quotidien normand dresse ce jour un beau portrait du jeune et prometteur lanceur rouennais Quentin Becquey.

L’irruption de Becquey

Son visage juvénile et son physique costaud (1,89 m, 85 kg) sont en train d’éclore sur la butte des Huskies. Au milieu des Pérez, Dubaut, Roy, Miet et autres Sochon, qui composent les rangs déjà bien garnis des lanceurs rouennais. Quentin Becquey, 17 ans à peine, ne perd pas de temps. Un an après son arrivée à Rouen, le lanceur, qui avait déjà eu sa chance avec Dany Scalabrini l’an dernier, a intégré l’effectif Elite. Profitant d’abord du départ de l’Américain « TJ » Stanton, parti au Canada, puis des deux blessures à l’épaule de Pérez et Dubaut pour se faire sa petite place sur le banc. « Il me semblait prêt à relever ce challenge, estime François Colombier, le manager des Huskies, qui l’a promu il y a trois semaines. C’est un joueur de l’équipe de France jeunes. Il joue des compétitions internationales, commence à avoir du bagage. Sa présence chez nous est logique. »

« Le futur n°1 à Rouen et en France »

Depuis le début de la saison, le pensionnaire du pôle France de Rouen est venu conclure trois matches : à Clermont (0-10), contre Savigny (8-7), et à Montigny la semaine dernière (2-8).
« Si c’était plus facile d’entrer dans les deux autres matches, le contexte était très difficile contre Savigny. On perdait et les gars d’en face faisaient tout pour lui coller la pression. Au final, on renverse la vapeur, et il s’en sort très bien », explique Colombier, qui compte lui donner davantage de temps de jeu lors du challenge de France du 21 au 24 mai à Montpellier et Beaucaire. Le manager se montre volontier élogieux à son égard. « Dans quelques années, il sera le lanceur n°1 à Rouen, et sans doute en France. Techniquement il est remarquable. Sa courbe de balle a beaucoup progressé en l’espace de quinze jours. Il doit gagner en expérience et prendre du muscle, mais des garçons de 17 ans comme ça, on n’en a pas beaucoup vu à Rouen. »
Des compliments qui n’empêche pas la prudence. Syndrôme de la grosse tête oblige. « Si ça arrive, il sera très vite calmé. Ici, il est avec des joueurs qui ont tout gagné. Et s’il le faut, je serai là pour le recadrer », avertit Colombier. En attendant de devenir une petite vedette chez les Huskies, Becquey sera encore sur le banc, demain face à La Guerche-de-Bretagne, pour jouer les suppléants.

Raphaël Ferber - Paris-Normandie - 9 mai 2009



[09/05/2009]
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