... N° 3 dans la hiérarchie des lanceurs rouennais, ce Normand de 24 ans cumule les postes à responsabilité, puisqu’il exerce au quotidien le mérier d’électricien.
"Je ne m’entraîne qu’une fois par semaine. Mais mon boulot est assez physique, donc parfois, ça compense !", rigole le géant (1,93m) des Huskies, qui a encore payé ses efforts professionnels le week-end dernier contre Toulouse. "Je n’ai pas lancé à cause du boulot. J’avais le bras en vrac. Là, ça va mieux."
Son entraineur Dany Scalabrini, qui a bien intégré ses contraintes hebdomadaires, compte sur sa présence aujourd’hui à Chartres, face à Sénart. "Alexandre peut être extrêmement dominant un jour, puis un peu moins un autre jour. C’est principalement dû à son manque de pratique, c’est un problème qui arrive souvent en France. Mais il a un énorme potentiel, et je pense que l’équipe de France garde un oeil sur lui."
C’est qu’en l’espace de trois ans, Alexandre Sochon a rapidement gravi les échelons, passant en 2006 du cadre "familial" des Andelys, le club de ses débuts ... en 1990, au sérieux du club rouennais, qui l’a d’abord intégré à l’équipe 2 (N1) l’an dernier. "J’ai fait quelques apparitions avec l’équipe une, notamment une en coupe d’Europe (NDLR : à Saint-Marin)", précise l’intéressé - avant de le promouvoir en Elite cette saison. "C’était le cheminement naturel", résume Dany Scalabrini, qui a aligné le grand gaillard durant quatre manches de la demi-finale de Coupe d’Europe, le 20 juin dernier, à Grosseto.
S’il émet aujourd’hui quelques regrets quant à son départ tardif des Andelys ou sa non-sélection à l’INSEP en 2002, Alexandre Sochon est aujourd’hui focalisé sur le titre national : "il faut qu’on gagne pour retourner en Coupe d’Europe, on a pas le choix. On va le gagner !" Pas sûr qu’à quinze jours des play-offs, Sénart, l’actuel leader du championnat, partage son opinion.
F-X. R. - Liberté Dimanche - 10/08/2008
[10/08/2008]











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