6 LANCERS
On le sait, un match de baseball peut se jouer sur un seul lancer. Du lancer qui force la frappe dans le double jeu au hit by pitch de la 11me manche du 1er match… quelques lancers lors de la finale ont été déterminants.
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Les Lions font souffler le vent de la révolte. Ils ne veulent pas laisser filer Rouen. Ils matraquent Keino Perez et remplissent les buts. Christophe Goniot est au bâton. Le compte monte rapidement à trois prises. Intelligemment, le frappeur de Savigny gère les lancers, et Perez parvient à revenir à 3-2. Les coureurs seront en course sur le lancer suivant, que Goniot frappe au sol vers la 3ème base. Le retrait s’effectuera en première. Perez a gagné son défi.
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Keino Perez est appelé au monticule en relève pour Giovanni Ouin, qui vient de concéder son 2ème point sur trois hits. Ferreira accueille le vénézuélien avec un simple qui remplit les buts. Goniot est au bâton, Perez le force à frapper dans un double-jeu décisif.
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Rouen mène de trois points, mais n’est sûr de rien. Perez s’est débarrassé sur trois prises de Ferreira (superbe courbe surlaquelle le catcher des Lions fige) puis de Jiminian (rapide haute à compte plein après plusieurs fausses balles). Amin Touahri, entré comme coureur suppléant, vole la 2. Rousseau est au bâton. Après deux balles, Perez et Scalabrini réalisent un parfait jeu de synchronisme pour éliminer sur pick off le coureur des Lions et clore le match (photo page précédente).
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Robin Roy affronte Sébastien Boyer. Faible roulant vers la première base, mais Roy n’est pas là pour couvrir le coussin et faire le retrait. Le n°21 s’est arrêté en pleine course, terrassé par une violente douleur à la cuisse droite. Ce sera son dernier lancer de la saison, celle d’un come-back qui restera longtemps dans l’histoire du baseball français.
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Il faut finir un match, et ce n’est pas toujours le plus simple. Sur une rapide basse de Perez, Lemestre frappe un roulant vers la deux que Piquet relaie tranquillement en une pour le dernier retrait de la finale 2009. Comme en 2003, 2005, 2006 et 2007, les Huskies terminent leur finale en 1ère base (au champ centre en 2008).
6 FRAPPES
Un roulant dans le double jeu, un homerun, une flèche dans le gant du premier but… Un match de baseball peut basculer sur un coup de batte. Cette série 2009 n’a pas échappé à la règle. Notre sélection.
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Les Lions ont la mainmise sur le début de match, mais les rouennais font monter la pression sur Pierrick Lemestre et sa défense. 1 hit, une erreur et un BB envoient Gauthier, Piquet et Marche sur les sentiers. Nicolas Dubaut est au bâton. Il a déjà frappé un hit dans la gauche à la manche précédente. Cette fois, c’est dans la droite qu’il frappe une grosse flèche qui file jusqu’à la clôture. C’est un double qui vide les sentiers et donne l’avance 3-2 aux Huskies.
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La 8ème manche, les Huskies aime ça depuis longtemps. Ils auraient vraiment besoin d’une nouvelle poussée pour souffler un peu et se mettre à l’abri. Ian Young est au bâton pour commencer. Il a eu du mal face à Stewart, qui l’a retiré deux fois sur trois prises. Cet fois, le grand australien a le dessus, il frappe une flèche au champ droit pour un simple. Ce sera le coup d’envoi d’une poussée de trois point qui couronnera les Huskies.
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Les Huskies semblent avoir le match en main quand Tim Stewart se présente au bâton et expédie sur la voie rapide le lancer de Robin Roy. Le frappeur suivant, Steven Huff, cognera lui aussi une longue balle retentissante qui créé l’égalité, et relance la finale.
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Une nouvelle fois, Savigny a pris les devants en début de match. Mais les Huskies vont réagir de la meilleure façon face à Lemestre. Après un simple de Scalabrini, Hagiwara frappe un coup de canon qui file au dessus de la clôture du champ droit. Circuit de 2 points. Mais défaite au bout du compte pour les Huskies. Il ne faisait pas bon frapper des HR pendant cette finale si l’on voulait gagner.
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Les Huskies ont laissé 6 coureurs sur bases dans les 2 premières manches. Ils semblent cette fois avoir pris la mesure de Jiminian après un simple de Gauthier et un double de Piquet. Mais il faut encore savoir conclure. C’est ce que Boris Marche fera en frappant à son tour un double de deux points. La finale vient de basculer dans le camp rouennais.
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Savigny a du mal contre Mathieu Crescent, entré en relève à Robin Roy. Les Lions n’ont qu’un point d’avance, et ne sont pas à l’abri, malgré l’excellent travail de Lemestre. Ils décident alors de recourir au « small ball ». Avec Ferreira en 3, Romain Martinez-Scott exécute un bunt parfait le long de la ligne de première base pour un squeeze d’école. De la belle ouvrage.
6 JEUX DÉFENSIFS
Une finale se gagne avec sa défense. Les managers de baseball connaissent cette maxime. La défense la plus solide remporte ces matchs à forte pression.
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Alors que les Huskies semblaient avoir le match en main, les Lions se mettent à secouer leur crinière. Huff, Rousseau et Boyer frappent trois simples consécutifs qui remplissent les sentiers. Au bâton, Tim Stewart. Ce n’est pas un cadeau. L’américain est capable de faire très mal aux rouennais sur un simple élan. C’est le cas quand il frappe une violente flèche dans la droite. Nicolas Dubaut saute, et se saisit du missile en extension avant de toucher à son coussin pour un double-jeu qui restera un des tournants majeurs de cette finale. Sans cette action, les Lions auraient sans doute pris les devants 5-4.
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Stewart vient de frapper un long double à la clôture. Sébastien Boyer suit avec une flèche au centre. Hagiwara charge, se saisit de la balle après un rebond et envoie un missile qui crucifie Stewart au marbre. Savigny vient de se tuer une grosse manche, car Ferreira suivra par un simple. Pour rien.
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La défense rouennaise balbutie en ce début de match, commet deux erreurs, et permet à Savigny de prendre les devants sur un ballon sacrifice de Stewart, poussant Peyrichou au marbre. Sur le jeu, Lemestre file en trois. Sebastien Boyer suit avec un roulant qui file au champ droit. Joris Bert joue assez avancé, et son lancer parfait élimine Lemestre au marbre, malgré un plongeon aérien spectaculaire, et met fin à la manche.
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Rouen tient le bon bout, mais doit rester méfiant. Goniot vient d’entamer la manche par un simple. Dal Zotto est au bâton. Il frappe un solide roulant vers la droite. Dubaut se saisit de la balle, lance en 2 pour le premier retrait. Malgré le solide plongeon de Goniot, Scalabrini parvient à relayer vers la première où Keino Perez se trouve pour compléter le double-jeu. Une nouvelle fois, la défense rouennaise a fait le travail.
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Rouen à l’occasion de faire mal aux Lions, alors que Carlos Jiminian a du mal à trouver la zone. Ils remplissent les buts dans cette manche, comme ils l’ont fait en 1ère. Mais le coup-sûr décisif ne viendra pas. Scalabrini, qui s’est déjà compromis dans un double jeu en 1ère, frappe un faible roulant vers Huff qui effectue un relais parfait au marbre avant que Ferreira ne complète le double jeu en première. Les Lions restent dans la finale.
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6 JOUEURS
Pas de grandes équipes sans grands joueurs. Même si le baseball est un sport d’équipe, les individualités peuvent s’exprimer. La preuve.
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L’incontestable MVP de la finale. Il a signé deux des trois victoires rouennaises, et en a protégé deux. Employé d’abord comme releveur le premier week-end, il s’est acquitté de sa tâche à la perfection, arrivant à chaque fois avec 2 coureurs en base, et ne concédant aucun point. Puis il a fait la différence dans le match 4, un complete-game de 109 lancers où il sût passer à travers des moments difficiles en milieu de match. Avec une moyenne de 1,20, un batting-average adverse de .21 (un seul extra-base hit), Perez a éclaboussé la finale de sa classe. Il a lancé 10K (14 pour son acolyte Roy) et n’a concédé que 2BB en 15 manches, une constante chez les lanceurs rouennais qui n’en ont donné que 10 pendant toute la finale.
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Le n°28 a tout fait pour garder son équipe dans la finale. Sa démonstration dans le match 3 en apporte la preuve. En dehors du coup de circuit d’Hagiwara, il a dominé de la tête et des épaules l’attaque des Huskies. Dans le match 1, il n’a connut qu’une manche difficile, la 3ème, quittant à égalité après 9 manches. Il a aussi frappé pour .250 avec 2 RBI.
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Le 2ème base des Huskies a été à l’image de toute sa saison : très solide en défense (aucune erreur de tous les play-offs, des jeux difficiles comme sur la flèche de Huff dans le match 2 ou sur le roulant de Goniot dans le match 4), utile en attaque avec deux importants ballons sacrifice et deux amortis-sacrifices. Un des joueurs de base du 6ème sacre rouennais.
[19/10/2009]











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