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Joris Bert : fin de l’aventure Dodgers

Joris Bert et les Dodgers, l’aventure est terminée. Le Rouennais a été coupé en ce mois de juin. Joris Bert, premier français de l’Histoire à signer professionnel, revient sur cette décision et sur ses souvenirs. Interview.

Joris Bert ne pensait pas jouer contre la Guerche ou Montpellier en ce mois de juillet. A son calendrier figuraient des matchs contre les Twins de Minessotta ou les Mets de New York.

Mais les Dodgers ont rompu son contrat. Il restera 40 matchs joués sous le prestigieux maillot des Dodgers de Los Angeles pour une moyenne au bâton de .240.

Comment as-tu appris que c’était fini avec les Dodgers ?
Ben, en fait un matin, le mercredi 17 il me semble, j’allais aller frapper dans la cage de batting après ma petite séance d’abdos quotidienne et l’un des coachs m’a appelé et m’a dit de le rejoindre dans la salle de conférence. Et là, il y avait le coordinateur général de la minor league. J’ai compris tout de suite. Donc, il m’a expliqué que suite à la draft de juin, il y avait beaucoup de nouveaux jeunes outfielders et qu’ils préféraient donner la place aux jeunes.

Cela a été brutal ?
Oui, un peu. Mais tout cela s’est fait dans le respect.

Que s’est il passé ensuite ?
Je suis allé faire une visite médicale de sortie et ensuite j’ai pris mes affaires dans les locker room et je suis rentré à l’hôtel.

Quel bilan dresses tu de ton séjour parmi les Dodgers ?
Une expérience humaine et sportive unique comme on aimerait vivre toute une vie.

Tu leur en veux ?
Non, pas du tout. Je suis conscient des attentes qu’ils avaient placées en moi. Je n’ai pas su corriger mes défauts et leur prouver ma vraie valeur.

Et toi, te reproches tu quelque chose ? Non, pas du tout. J’ai toujours vécu à fond cette aventure, en m’entrainant dur et en donnant le meilleur de moi même sur le terrain.

Si c’était à recommencer, que changerais tu ?
C’est mon approche au bâton qui est mon plus gros défauts mais, à ce jour, je ne peux pas affirmer qu’elle a changé. Donc je ne sais pas.

Quel conseil donnerais tu à un jeune qui suivrait ton exemple ?
De vivre cette aventure à fond et surtout de bien appliquer les conseils qu’on nous donne. C’est le plus important. Après le baseball se passe surtout dans la tête donc je ne saurai pas comment donner quelques conseils.

Ton meilleur souvenir ?
Je dirai être tous les jours sur le terrain dans des conditions superbes.

Ton plus mauvais ?
Mon dernier jour

Que vas tu faire maintenant ?
J’ai trouvé du travail dans la restauration (au Chalet, NDLR) , pour l’instant, ça me plait et petit à petit, je vais penser à ma reconversion.

Les ligues indépendantes, tu y penses ?
Non pas trop, je sens bien qu’à présent, ma vie est en France auprès de ma famille, de mes amis et des Huskies



[15/07/2009]
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