Rouen et Savigny ont offert quelques unes des plus belles affiches du championnat de France Élite durant cette décennie. Alors, quand les deux équipes s’apprêtent à se rencontrer comme ce dimanche, ce n’est jamais une rencontre comme les autres. Un adversaire que connait bien le manager rouennais François Colombier.
François, Rouen contre Savigny, c’est un vrai test pour les deux équipes ?
C’est peut-être un peu tôt dans la saison pour parler de vrai test, mais le résultat sera intéressant. On va commencer à se jauger, mais on sait qu’on n’a pas fini de se retrouver cette saison, et qu’il y aura d’autres rendez-vous importants. Disons que les matches de dimanche permettront au vainqueur de prendre un petit ascendant psychologique, mais il ne faudra pas non plus tirer des conclusions définitives de cette journée de début de championnat. Cela dit, on y va pour gagner les 2 matches, parce que les Huskies ne se rendent jamais sur un terrain de baseball pour autre chose.
Beaucoup présentent Savigny-sur-Orge comme le plus dangereux adversaires de Rouen cette saison. C’est aussi votre avis ?
C’est pas tout à fait mon avis, car je place aussi les Barracudas de Montpellier comme très grand rival. Franchement, Rouen, Savigny et Montpellier semblent au-dessus du lot cette saison. On sait qu’il faudra battre ces deux équipes pour gagner cette saison. Et on sait déjà que cela ne sera pas facile. Savigny est au top depuis plus de 10 ans, mais n’a rien gagné depuis longtemps. Les Lions ont faim, c’est une certitude.
Que pensez vous des Lions ? Quels sont leurs atouts ?
J’ai le sentiment que cette année, on a retrouvé le grand Savigny. Après deux ou trois saisons où les Lions étaient un peu en dessous, ils sont revenus à leur meilleur niveau. Cette équipe rengorge de talents, à toutes les positions. Lemestre, Goniot, Peyrichou, Ferreira, Rousseau, Dal Zotto, Martinez-Scott, Boyer, on connaît, on sait que c’est du très costaud. C’est une puissance offensive de tout premier ordre. Du 1er au 9ème frappeur, il n’y a pas de trous. L’arrivée de Stewart les rend encore plus impressionnants, plus complets. Et puis il y a cet état d’esprit de confiance, qui peut aller jusqu’à l’arrogance, qui règne de nouveau dans l’abri des Lions. Tout est en place pour une grande saison chez nos rivaux. J’apprécie de nombreux joueurs à Savigny, je respecte cette équipe au plus haut point, mais sur le terrain, je sais qu’il n’y aura pas de cadeaux, que ce sera des matches de niveau européen.
Un choc Rouen contre Savigny, ca rappelle de bons souvenirs....
Des bons et des mauvais ! C’est une vieille histoire, un adversaire qu’on adore détester ! Il y a eu de sérieux bras de fers entre les deux équipes et cela n’a jamais été des matches faciles. L’histoire entre deux clubs qui ont gagné 10 des 11 derniers titres de champions de France ( et 4 des 6 challenges de France) continue cette saison, c’est un feuilleton à rebondissements ! Savigny, c’est l’équipe que nous avons du battre pour arriver au sommet. Cette année, il faudra encore les battre pour y rester.
La Coupe d’Europe a laissé des traces dans le groupe... Fatigue, mal au bras...
C’était la crainte que nous avions, de payer au prix fort cette compétition placée si tôt dans la saison. Mais nous n’avions pas le choix, il fallait être prêts pour Nettuno, au risque de griller quelques cartouches. Quand des lanceurs comme Perez ou Roy lancent deux fois en deux ou trois jours, quand un Nicolas Dubaut lance 8 manches contre Regensburg, il est évident qu’il va y avoir des conséquences. Alors, c’est certain que notre pitching staff était un peu en sous-régime pendant les deux premières journées (Alexandre Sochon avait aussi des douleurs à l’épaule), mais il y a eu du repos et du travail avec les kinés, et tout est en train de rentrer dans l’ordre. N’oublions pas non plus le péroné cassé de Jean-Philippe Miet (un lanceur et un champ extérieur de moins) : alors qu’il commençait à prendre ses marques, à retrouver ses sensations, il est out pour encore 2 mois. Et Jordan Bert souffre de son genou, il a raté les deux premiers week-ends. Plus d’autres petites blessures, le poignet de Luc Piquet ou la cheville de Boris Marche, et on se rend compte que les Huskies boitent un peu. Mais tout est en train de rentrer dans l’ordre.
Lions de Savigny reçoivent les Huskies de Rouen
Matchs à 11h et 14h à Savigny
Les autres rencontres de la 4ème journée Élite :
LA GUERCHE-SENART
CLERMONT-MONTPELLIER
MONTIGNY-TOULOUSE
[23/04/2009]













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