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1986-1994

Peu de gens le savent, mais le club de baseball de Rouen est né dans la bibliothèque universitaire de Rouen… C’est au cours de discussions à voie basse que quatre étudiants ont imaginé ce club. Ils s’appelaient Pierre Yves Rolland, Xavier Roland, Marcel Brihiez et Charles Michel Do Marcolino. Pour être honnête, ils ont même raté quelques cours afin de rédiger les statuts du club… Statuts déposés en préfecture en mars de l’année 1986. Le deuxième club de baseball de Haute-Normandie voit le jour quelques mois après celui de Bois-Guillaume. Restait à lui trouver un nom. Les idées ne manquaient pas… Le club a même failli s’appeler les écureuils volants ! Finalement, ce sera " les Huskies "… Un nom trouvé par hasard dans une encyclopédie… Beau et résistant, ce chien allait désormais faire une carrière de baseballeur.

1ere photo d’équipe dans l’Histoire du club (1986). DEBOUT : ?, Eric Talvas, ? ; Olivier Audy ( au fond, en train de s’habiller), Jean Michel Feutray, Marc Bourguignon, Xavier Rolland, ?, Laurent Destrumelle, ?, Olivier Tonnerre, fils Astolfi ?, ?, Pierre Yves Rolland, Dominique Pons Assis : ?, Guillaume Masclet, François Borel, Alain Rameau, Hervé Dez, Vincent Le Cam, François Riembault, Charles Do Marcolino, Marcel Brihiez

Xavier Rolland, notre actuel président, batte à la main sur l’Île Lacroix avec Dominique Bougon.

Dans un premier temps, les entraînements se déroulent sur l’Île Lacroix derrière la patinoire… Et déjà apparaissent dans le groupe des garçons comme Marc Bourguignon, Hervé Dez, François Riembault, Laurent Destrumelle… Ils porteront plusieurs saisons le maillot rouennais. Ce maillot justement, ce sera celui des Yankees de New York, le célèbre maillot blanc à fines rayures bleues. Des maillots inaugurés lors du premier match dans l’histoire du club… Un samedi après midi face à Bois- Guillaume.

Les balles tombant trop souvent dans la Seine, le club se rabat sur une sorte de terrain vague oublié de tous… La planète de St Exupéry. La club ne partira plus jamais. C’est un véritable coup de coeur pour le site caché derrière les arbres… Quelques aménagements sommaires, très sommaires, sont entrepris. Le back stop est un but de football sur lequel un filet est tendu… Le terrain est ouvert, aucune barrière ne délimite l’aire de jeu…

Charles Do Marcolino devant le banc rouennaisPierre Yves Rolland et François Borel (N°9) lors du match face à Caen, le premier match au stade St Exupéry, devant 7 à 800 spectateurs.

Qu’importe, en 1987, il y a près de 7 à 800 spectateurs pour suivre le match face à Caen. Et pour la première fois, les caméras de France 3 Normandie filme un match de baseball. Et le club va enchaîner les années fastes.

1987-1989

Pierre Yves Rolland et François Colombier

En 1987, pour sa première participation à un championnat, l’équipe remporte le très relevé championnat Île de- France. La finale contre la réserve de Savigny sur Orge (et son lanceur Guillaume Coste, qui fût ensuite entraîneur de l’équipe de France) a lieu à St Germain en laye… Et une jeune dispute son premier match, il s’agit de Sylvain Virey. Personne n’a oublié la fin du match… Un retrait au marbre réalisé par Daryl Lee qui offre la victoire et la montée en division 2.

En 1988, le club accède donc en division 2. Avec des adversaires coriaces comme St Foy la Grande avec David Meurant ou comme l’excellente équipe de la Rochelle. Pour se renforcer, Xavier Rolland, à l’époque jeune journaliste pigiste à la radio RVS, contacte deux joueurs de Hockey sur glace… les franco québécois Jean René et Marc André Tapia… Deux saisons seulement à ce niveau suffiront.

En 1989, le club remporte le championnat. En demi finales, Rouen reçoit le deuxième de la poule sud, Grenoble. Jean René Tapia, devenu entraîneur, a réalisé un travail extraordinaire et formé un groupe uni. L’équipe première n’a peut être jamais retrouvé une telle volonté ! L’équipe passe le week end au vert à Grand Couronne… Et Grenoble passe ne pèse pas bien lourd… Reste une finale à gagner.. Et l’adversaire est monstrueux ! Il s’agit de Montpellier. La finale a lieu à Savigny sur Orge.

Le samedi l’équipe prend une véritable correction… Il y a des larmes de honte et de frustration parmi les rouennais. D’autant que les montpelliérains ne sont pas humbles dans la victoire. Ça chambre dur !

Le samedi soir se déroule dans un petit restaurant. Jean René Tapia veut surtout gommer la défaite… Il reste encore deux matchs. Il y avait à l’époque un étudiant américain, John Peter Curcio, " Jean Pierre ", aujourd’hui avocat à New York. Et ce dimanche là, il a montré l’exemple en frappant un triple en début de match. Montpellier n’a pas reconnu son adversaire… Des lanceurs (Djee Pee, Marc André Tapia) dominants… des bâtons efficaces… Et c’est Sylvain Virey qui croise en dernier le marbre sur une frappe de Jean rené Tapia. Toute l’équipe a couru avec Sylvain entre la troisième base et le marbre pour une victoire inoubliable après un troisième match à rebondissement.

La photo de l’équipe victorieuse est d’ailleurs accroché au mur du siége social. Du côté de Montpellier, les larmes ont remplacé les vannes…Une belle et talentueuse équipe de Montpellier qui se rattrapera plus tard en devenant championne de France.

1990-1992

L’année 1990, c’est la montée en Nationale Une. On garde les mêmes et on se renforce. Xavier Rolland se rend au Québec pour trouver deux joueurs. Après avoir assisté à plusieurs matchs Junior Élite à Québec et Montréal, son choix se porte sur l’arrêt court / lanceur des Alouettes de Charlesbourg, François Rochette. La deuxième recrue sera le receveur Sylvain Paulhus qui signera d’ailleurs ensuite comme bull pen catcher en Major League pour les Expos de Montréal. Personne n’a oublié la tête de Sylvain Paulhus quand il a découvert le nombre de tour de terrains et de pompes exigés par le coach Jean René Tapia ! Il a failli repartir illico au Canada. L’équipe enregistre également l’arrivée de Luc Tardif, la vedette du Rouen hockey club, actuel président de la Fédération française de Hockey sur glace. Première journée du championnat et déjà des retrouvailles avec Montpellier. Et première défaite… Ce sera la seule… L’équipe enchaînera ensuite 19 victoires.

La finale opposera Rouen à Brevannes au stade St Exupéry. Personne ne doute de la victoire… Et pourtant, c’est Brevannes, emmené par un extraordinaire Patrice Baudin, qui crée la surprise en gagnant deux victoires à une et en étant sacré champion de France de N1.

Qu’importe, l’équipe a gagné sa place en Élite… Incroyable après cinq ans d’existence. L’Histoire retiendra qu’un rouennais affiche cette saison là des statistiques monstrueuses avec .1000 au bâton… Il s’agit de François Colombier. Record à égaler ! L’honnêteté nous oblige à préciser qu’il avait eu deux présences au bâton seulement. Avec un but sur balle et un coup sûr au dessus de l’avant champ.

1991. Première saison en Élite. Le Président Xavier Rolland est retourné au Canada. Cette fois, il ramène deux lanceurs du club de Laval. Pascal Raymond et un jeune de 22 ans, Robin Roy.

Deux autres joueurs signent à Rouen. John Stinco, et George Perrot. Une première saison qui verra l’équipe battre pour la première fois la grande équipe du PUC et tous ses internationaux. La saison s’achève sur une quatrième place très honorable… Une quatrième place attribué au club… puisque ce sera également le classement l’année suivante… Le club n’a jusqu’ici jamais fait mieux. En cette année 1991, c’est aussi le départ de Xavier Rolland… Étudiant en journalisme à Paris, il cède son fauteuil de Président à Lionel Hamel, journaliste à France 3.

En 1992, nouvelle 4éme place en Élite ! Dans le line up, deux nouveaux  : les internationaux Serge Kaouane, receveur et surtout Arnaud Fau, champ extérieur. Arnaud qui signera professionnel au Japon ensuite. Personne n’a oublié non plus l’arrivée du canadien Dany Medley, excellent arrêt court. Mais le club fête tout de même un nouveau titre… Celui de Champion de France de Nationale 3. L’équipe est emmenée par Pierre Yves Rolland et elle s’impose en finale face à Nîmes et face à Georges Perrot, franco-canadien et surtout ancien rouennais.

1993-1994

Tout va donc très vite ! trop vite ? 1993 est une année noire. Départ de Rouen du principal sponsor Inno et de son Vice-président Gérard Couprie ( François Colombier est alors Président ). Les principaux dirigeants ont quitté le club. Robin Roy est parti à Brévannes… le club n’a pas les moyens de recruter… L’équipe prend raclée sur raclée, termine dernière et descend en nationale Une… Mais là encore, la saison est difficile.. L’équipe se traîne en fin de classement… Les joueurs ont découragés…

Heureusement, Laurent Destrumelle se bat à la tête du groupe… Le club aurait pu alors disparaître… Mais avec des bouts de ficelles, Pierre et Geneviève Rolland se battent pour sauver le club et offrir de quoi payer balles et maillots… Geneviève Rolland passe des soirées à recoudre les balles pour leur redonner une nouvelle vie.

Le premier sursaut intervient avec un premier retour, celui de Jean René Tapia comme entraîneur. Pierre Yves Rolland occupe alors la présidence par intérim et porte le club tout seul pendant plus d’un an avec l’aide d’Arnauld Lastel, 1er emploi salarié au Club en CES . Sa première décision, aller chercher JR. L’équipe est alors dernière à mi saison. Sous son impulsion, l’équipe va terminer en tête de la phase retour et gagner une place en play off. (suite : 1995-2002)

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